|
| |
|
Nos Partenaires
Autour de l'enfant remercie
la Caisse d'Epargne
pour le financement de
son site internet.
|
| |
|
| |
 |
|
| |
Topo Général |
|
 |
|
| |
ALIMENTATION DE L' ENFANT
Réflexions sur 20 ans de pédiatrie
P de BOISSE
M MARZINI diététicienne
L’alimentation de l'enfant est un processus à priori physiologique et culturel simple. Et pourtant elle représente une source importante de questions parentales.
L’idéal est le sein au moins six mois (voir texte allaitement). La diversification doit être tardive et pas avant ce délai.
Les premiers jours le choix du lait est souvent fonction des tours de lait de maternité et la maman qui a « choisi » ce mode d’alimentation doit être respecté et non culpabilisée vis-à-vis du sein…Souvent ce choix repose sur une non-information ou des pseudo-croyances.
La plu part des mères qui n’allaitent pas n ‘ont pas été allaitées par leur mère.
60 % des femmes ont choisi avant la grossesse. La consultation prénatale pédiatrique vers 6 mois, représente un moment de choix privilégié d’information des couples.
Le lait premier âge est utilisé jusqu’au 5 emes mois ;La formation du tissu adipeux se fait les 6 premiers mois de la vie et souvent 30 CC de moins que sur la boîte et sans forcer suffira à nourrir le bébé
Sortie de maternité 6 x 60 CC kool, eau du robinet sans stériliser à MARSEILLE.
1er mois 6 x 90 à 120
2e mois 5 x 150 Max. Souvent surtout pour les filles, plus calmes, les premières nuits se font de 23h à 7 h merci !! sauf si sucette…chute d’ou réveil...
3e mois 5 x180 puis, des 4 mois 5 à 4 bibs de 210 qu’on va laisser jusqu'à 1 an en passant au deuxième âge vers 5 mois. Le lait 2e âge est classique jusqu'à 1an.
Les enfants hypotrophies ou prématurés doivent surtout être allaité. Les laits « pré » sont classiques jusqu’à 3 kg, mais constipent. l’hépar est à utiliser sans souci ;
Les laits HA sont des créneaux commerciaux et d’indication très discutés. En cas d’antécédents familiaux d’intolérance au lait de vache, il est préférable d’utiliser des hydrolysats (ALLERNOVA, PREGESTIMIL, PEPTIJUNIOR…) Dès la maternité. La croissance des enfants à long terme est sans souci.
Souvent le lait sera réintroduit tous les 3 mois. En cas de malaise initial, ceci doit être fait en milieu hospitalier.
Il existe des cas rares d’allergie aux hydrolysats à traiter au NEOCATE.
Le lait de soja a été accusé sans preuve formelle de problème de stérilité à long terme ?? non prouvé et garde des indications.
Parmi les nombreux laits anti-reflux du marché 2 semblent plus efficaces ;le NUTRILON et le PELARGON
Les laits aux pré ou aux pro biotiques occupent le créneau des coliques ou de la prévention anti-infectieuse de crèche..a voir
Le 6 eme mois on peut proposer les glucides et les lipides sans urgence à la cuillère ou mélanger aux biberons de lait en prenant soin de diminuer les volumes
FRUITS : tous sauf fraise, kiwi, vanille naturelle, canelle.les fruits exotiques (mangues, papayes, …) ont peu d’intérêt chez nos petits et peuvent attendre 1an. En pratique pomme poire abricot prune banane...
Pas de sucre à rajouter
LEGUMES : tous sauf patates, tomates et sans sel la première année. La plu part des petits pots en contiennent. donc bien lire et ..bonne cuisine à recommander BABY BIO, HPP,
Les produits surgelés sont sans souci, le Bio à tout prix est discutable …Surtout si avant on n’a pas allaité…Proscrire la micro-onde (brûlure, dénaturation)
Une noix de beurre ou une cuillère à café d’huile est à incorporer aux légumes (huile olive, colza, pépin de raisin..EVITER L’ARACHIDE)
7e mois les protéines puis les céréales kool sans urgence :
Viande maigre (veau, agneau, cheval, bœuf maigre, dinde, poulet) le cochon est plein de bonnes intentions mais aussi de sel, conservateur, antibiotique…1an
Poisson blanc sauf si allergie familiale connue. Éviter les poissons bleus (sardine, maquereaux, thon..) Ou de rivière avant 4 ans…
L’œuf le jaune 1/2 vers 7 ou 8 mois une ou deux fois par semaine 1 an pour le blanc
Souvent l enfant sera à 2 repas midi et soir avec deux bibs le matin et à 16h
Les protéines sont à mélanger à midi sur la base max. de 10g par année d’âge aux légumes
Le pain et les biscuits sont doucement introduits
Le soir sauf pour les rares cas d’intolérance au gluten, on peut proposer des pâtes, du riz ;de la floralines ou de la semoule.
Le fromage sera donné à midi, à 16 h ou le soir avant un petit dessert. Il faut éviter les fromages frais 1 an (faisselle, brousses) en gros le volume max. de repas sera de 300g max. Vers 9 à 12 mois dont 2/3 en plat principal et 1/3 en dessert
Les farines n’ont aucun intérêt.
VERS 1 AN
Tout est autorisé saufs :poissons bleus 4 ans, cacahuètes et fruits secs (arachides+++noix, amandes, noisettes,) 6ans risque allergique et fausses-routes
Garder le principe de la courbe de taille supérieure à la courbe de poids jusqu’à au moins trois ans+++éviter l’apparition de l obésité en surveillant à chaque visite la courbe d’IMC (indice de masse corporelle)
Cette alimentation sera progressivement moins mixée vers 15 mois, les protéines le soir ont peu d’intérêt avant 18 mois.
De 18 mois à 4 ans il faut surtout éviter le grignotage entre les repas, en respectant les horaires avec les parents... S’ils mangent tant mieux sinon laisser faire ne pas chercher de conflits où forcer les enfants, ces derniers « gagnent » toujours et la mère craque !!
L’important n’est pas le quotidien et les pédiatres voient trop de gros et beaucoup de beaux maigres...
A partir de 4 ans, les enfants mangent comme leurs parents ou presque. Ils reçoivent trop de protéines et de sucres. Il est très important de surveiller les courbes d’IMC et d’intervenir en pluridisciplinaire en cas de rebond (diététique, psychologue) ;il est recommandé mais cher et pas facile de consommer 5 fruits et légumes par jour !!
L’obésité est plus fréquente qu’avant surtout en cas de prédisposition familiale, d’absence de sein, de diversification trop précoce ;
Les repas devant la télé, les heures d’écran vidéo, ordi…
Les milieux défavorisés, l absence de sport…
Sont a risque et sera majorés en pré-adolescence par la bouffe rapide (deuxième période de formation des graisses)
|
|
|
|
|
| |
Revue de presse |
|
 |
|
| |
Réalisée par PR Editions
Cette revue de presse est réalisée sous la seule responsabilité de PR Editions, Autour de l'enfant n'intervenant ni dans la rédaction, ni dans la sélection des articles contenus dans cette revue de presse. Cette revue de presse est susceptible de contenir des informations hors AMM et/ou non validées par les autorités de santé. Consultez les archives de votre revue de presse
Mentions Légales
Rédaction : PR Editions
Deux fois par mois, la revue de presse de PR Editions vous apporte des informations utiles et pratiques.
Pour abonner vos confrères ou nous faire part de vos remarques, vous pouvez envoyer un e-mail à : redaction.nutri@pr-editions.com.
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
Jeudi 2 Décembre 2010 |
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
Par le Pr Christophe Dupont, Chef du service Néonatalogie, hôpital St Vincent de Paul, Paris
Capacité antioxydante totale de l'alimentation et risque d'obésité
(Puchau B et al. Int J Food Sci Nutr. 2010 Nov ; 61(7): 713-21.)
L'alimentation contient un certain nombre de substances antioxydantes, et la capacité antioxydante totale est corrélée à la consommation de fibres, d'acide folique, de magnésium et de vitamine A, C et E. Quelle est la relation entre cette capacité antioxydante totale et les divers traits de l'obésité ? L'observation de 184 enfants et adolescents obèses comparés à 185 témoins montre que l'indice de masse corporelle (IMC), le score de déviation standard de l'IMC et la masse grasse totale sont en relation inverse avec la capacité antioxydante de l'alimentation, mais ceci uniquement chez les enfants obèses. Les auteurs de l'étude concluent que la capacité antioxydante totale de l'alimentation pourrait constituer un nouveau marqueur de risque de l'obésité.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20528580
Les mauvaises habitudes alimentaires accroissent le risque d'obésité
(Isacco L et al. Child Care Health Develop. 2010 Nov ; 36(6): 835-42.)
Une étude réalisée en France auprès d'enfants de 8 à 10 ans confirme la relation étroite entre les comportements alimentaires et les mesures anthropométriques. Le Z score d'indice de masse corporelle (IMC), la somme plis cutanés et le périmètre abdominal sont plus élevés chez les enfants qui négligent le petit déjeuner, grignotent entre les repas, mangent devant la télévision ou consomment des boissons sucrées. Ceci prouve que ces mauvaises habitudes alimentaires sont au moins partiellement impliquées dans la genèse de l'augmentation de l'obésité de l'enfant, surtout si plusieurs de ces comportements sont associés. Pour les auteurs, leur combinaison est, à part entière, un facteur de risque d'obésité.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20645994
Raccourcissement de la durée de sommeil au début de la vie et obésité ultérieure
(Bell JF et al. Arch Pediatr Adolesc Med. 2010 Sep ; 164(9): 840-5.)
Une cohorte prospective, « Panel Survey of Income Dynamics Child Development Supplements » (1997 et 2002), a exploré la relation entre la durée de sommeil au début de la vie et l'obésité ultérieure. Pour les enfants les plus jeunes, âgés de 0 à 4 ans, le raccourcissement de la durée de sommeil est fortement lié à l'accroissement du risque de surpoids ou d'obésité ultérieure (odds ratio : 1,80). Pour les enfants plus âgés, de 5 à 13 ans, la durée de sommeil n'est en revanche plus liée à l'évolution du poids. Ainsi, il semble que le raccourcissement de la durée du sommeil au début de la vie soit un facteur de risque modifiable de survenue ultérieure de l'obésité. Pour les auteurs, peut-être que la sieste pourrait être un substitut du sommeil nocturne permettant d'agir dans la prévention de l'obésité.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20819966
Épaisseur intima-média de la carotide et marqueurs endothéliaux chez les enfants souffrant d'obésité et de syndrome métabolique
(Huang K et al. Arch Pediatr Adolesc Med. 2010 Sep ; 164(9): 846-51.)
Les enfants obèses altèrent très tôt leur système cardiovasculaire. Une étude menée à Hangzhou en Chine montre que, par comparaison à un groupe témoin, le groupe d'enfants obèses a une augmentation de l'épaisseur intima-média artérielle et une augmentation du niveau sanguin du facteur de von Willebrand (FvW). Le taux du facteur de von Willebrand était chez les obèses de 2,08 IU/mL, chez les enfants souffrant de syndrome métabolique de 2,42 IU/mL, et chez les enfants témoins de 1,54 IU/mL (p < 0,001). L'épaisseur intima-média des obèses et des enfants souffrant de syndrome métabolique était significativement plus élevée que dans le groupe témoin. Pour les auteurs, l'épaisseur intima-média et la mesure du facteur de von Willebrand seraient des outils utiles dans l'identification du degré d'altération de l'endothélium vasculaire.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20819967
Graisse corporelle, forme physique et augmentation du risque cardiovasculaire chez les jeunes enfants
(Suriano K et al. J Pediatr. 2010 Oct ; 157(4): 552-8.)
Une étude menée chez les enfants de poids normal, en surpoids ou obèses montre que la faible forme physique est en soi un facteur indépendant de risque cardiovasculaire. En analyse multiniveaux, le Z score du périmètre abdominal est le seul élément prédictif significatif des facteurs de risque cardiovasculaire que sont la pression sanguine systolique et diastolique, les lipoprotéines de haute densité, les triglycérides, l'insuline à jeun, le peptide C et les valeurs de HOMA-IR (mesure de la résistance à l'insuline). Chez les enfants de poids normal, la bonne forme physique était liée à une réduction significative du niveau des triglycérides, à une diminution du glucose à jeun de l'insuline et des valeurs de HOMA-IR.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20542285
Déterminants de la persistance de l'obésité et de l'hyperinsulinémie chez les filles
(Morrison JA et al. J Pediatr. 2010 Oct ; 157(4): 559-65.)
Lors d'un suivi prospectif de filles sur 15 ans, les taux d'insuline de l'enfance et les modifications d'indice de masse corporelle (IMC) sur quatorze ans étaient les facteurs prédictifs majeurs du Z score d'insuline moyenne pendant la durée totale de l'étude. Plus des deux tiers des modifications d'IMC sur quatorze années de suivi pouvaient être prédites par le périmètre abdominal à l'âge de 19 ans, le pourcentage des calories consommées à partir des sucres pendant dix ans, les modifications sur quinze ans du Z score d'insuline et les modifications sur quatorze ans des taux de glycémie. Pour les auteurs, les interventions menées dans l'enfance pour réduire l'obésité devraient se focaliser sur les enfants et adolescents souffrant d'hyperinsulinémie, d'obésité, d'obésité centrale, et notamment sur ceux qui présentent une augmentation de ces paramètres au cours de l'adolescence.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20553845
Quelle relation entre l'indice de masse corporelle maternel avant la grossesse et la masse osseuse de l'enfant ?
(Macdonald-Wallis C et al. Am J Clin Nutr. 2010 Oct ; 92(4): 872-80.)
Il est de plus en plus clair que la programmation métabolique de l'enfant ne dépend pas uniquement des événements qui accompagnent la conception mais également de l'environnement intra-utérin lors de la période précédant la conception chez la mère. Une étude au sein de la Avon Longitudinal Study of Parents and Children montre que l'indice de masse corporelle (IMC) d'avant la grossesse de la mère est positivement corrélé à plusieurs paramètres chez l'enfant, le contenu et la densité minéraux osseux lors de la mesure « corps entier moins la tête » et le contenu minéral osseux au niveau de la colonne vertébrale. Les associations de l'IMC paternel avec ces variables sont similaires, sans différence apparente entre les effets paternels et maternels. Les associations maternelles s'expliquaient partiellement par l'âge de la gestation et s'atténuaient après ajustement en fonction de la taille et du poids. La relation positive entre l'IMC d'avant la grossesse chez la mère et la masse osseuse de l'enfant serait due aux caractéristiques de la famille et à l'environnement plus qu'à un mécanisme intra-utérin.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20668048
Poids de la mère et acquisition du microbiote intestinal par le nourrisson
(Collado MC et al. Am J Clin Nutr. 2010 Nov ; 92(5): 1023-30.)
Il a été montré que des modifications du microbiote intestinal peuvent prédisposer à l'obésité et que des groupes spécifiques de bactéries commensales peuvent récolter de l'énergie à partir des aliments de façon plus efficace que d'autres. Une étude finlandaise fondée sur une large cohorte montre que la composition microbienne fécale du nourrisson est liée au poids de la mère et à son gain de poids au cours de la grossesse. Les concentrations fécales de Bacteroides et Staphylococcus étaient significativement plus élevées au cours des six premiers mois de vie chez les nourrissons de mères en surpoids. Des poids et indices de masse corporelle (IMC) plus élevés chez les mères étaient liés à de plus fortes concentrations de Bacteroides, Clostridium et à des plus faibles concentrations de bifidobactéries. La prévalence de Akkermansia muciniphila, Staphylococcus et Clostridium difficile était plus faible chez les enfants de mères de poids normal et chez celles qui avaient eu un gain de poids normal au cours de la grossesse.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20844065
Rédaction : PR Editions
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
Jeudi 25 Novembre 2010 |
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
Par le Pr Christophe Dupont, Chef du service Néonatalogie, hôpital St Vincent de Paul, Paris
Évaluation non invasive des caroténoïdes dans la peau comme marqueur des ingesta en fruits et légumes
(Mayne ST et al. Am J Clin Nutr. 2010 Oct ; 92(4): 794-800.)
Il semble désormais possible de mesurer dans la peau les caroténoïdes en utilisant la spectroscopie à effet Raman (c'est-à-dire mesurant la diffusion inélastique d'un photon par le milieu qu'il traverse), méthode non invasive, qui permettrait d'utiliser ainsi un biomarqueur des ingesta en fruits et légumes. Une étude a évalué l'efficacité de cette méthode sur diverses zones de la peau, pour mesurer les caroténoïdes totaux ainsi que les lycopènes. Les coefficients de corrélation étaient bons, variant toutefois en fonction des zones testées (paume de la main, face interne du bras ou face externe du bras). Selon les auteurs, cette technique est une méthode valide pour évaluer le statut nutritionnel de certains biomarqueurs chez le sujet sain.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20685953
Supplémentation en acides gras polyinsaturés à longues chaînes au cours de la grossesse ou de l'allaitement : quid de la composition corporelle ultérieure de l'enfant ?
(Muhlhausler BS et al. Am J Clin Nutr. 2010 Oct ; 92(4): 857-63.)
De nombreuses études ont été menées pour étudier l'efficacité de la supplémentation en acides gras polyinsaturés à longues chaînes des femmes pendant la grossesse ou l'allaitement. Quelles sont les conséquences à plus long terme pour l'enfant ? Une analyse systématique a permis de retenir trois études montrant en réalité de considérables disparités dans leur méthodologie et dans leur qualité. Les résultats étaient variables et montraient des effets positifs, négatifs ou neutres. Globalement, si cette supplémentation en acides gras polyinsaturés à longues chaînes est largement proposée pour les mères au cours de la grossesse et de l'allaitement, il faut bien reconnaître qu'il y a très peu d'études qui permettent de savoir quelles sont les réelles conséquences de ce type de supplémentation.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20685946
Folates dans le sang maternel au début de la grossesse et risque de naissance prématurée
(Bodnar LM et al. Am J Clin Nutr. 2010 Oct ; 92(4): 864-71.)
Un mauvais statut en folates dans le sang maternel augmente le risque de naissance prématurée. Mais quelles sont en réalité les molécules concernées par cette relation ? Une étude réalisée dans une cohorte de femmes enceintes a mesuré de façon différentielle trois molécules différentes de folates, les 5MeTHF, les 5FoTHF et les folates totaux. Une augmentation d'une déviation standard des folates totaux et des 5MeTHF était liée à une réduction significative du risque de naissance prématurée. Il y avait de plus une interaction significative entre les concentrations de 5MeTHF et de 5FoTHF et le risque de naissance prématurée. Quand les concentrations de 5MeTHF étaient basses, il y avait une relation linéaire positive entre les 5FoTHF et le risque de naissance prématurée. Quand les concentrations de 5MeTHF étaient hautes, il y avait une forte relation négative entre le 5FoTHF et la naissance prématurée. Les diverses molécules impliquées dans le métabolisme des folates seraient donc plus importantes que le taux des folates totaux dans la prévention de la naissance prématurée.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20739422
Améliorer le devenir cognitif et socio-émotionnel des enfants souffrant d'anémie par carence martiale
(Lozoff B et al. Pediatrics. 2010 Oct ; 126(4): e884-94.)
L'anémie par carence martiale, l'une des plus fréquentes carences nutritionnelles, est responsable d'altérations dans le comportement du nourrisson et dans son développement, qui pourraient ne pas être bien corrigées par la supplémentation en fer. Une étude menée au Chili a permis d'évaluer la possibilité d'améliorer le devenir de ces enfants carencés en fer par une intervention menée à domicile. Cette étude montre que les nourrissons souffrant d'anémie par carence martiale et qui ont bénéficié de ce type d'intervention à domicile avaient des trajectoires développementales comparables à celles des nourrissons non anémiques, qu'ils soient inclus dans le groupe d'intervention ou fassent l'objet d'une seule surveillance. Toutefois, ces petits nourrissons ne présentaient pas de rattrapage dans le comportement socio-émotionnel. Les nourrissons souffrant d'anémie par carence martiale qui étaient simplement surveillés avaient une augmentation plus faible de leurs scores cognitifs et une diminution de leur score socio-émotionnel.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20855384
Les nucléotides modifient la croissance précoce des nourrissons alimentés avec une formule infantile
(Singhal A et al. Pediatrics. 2010 Oct ; 126(4): e946-53.)
Les nucléotides alimentaires sont des composés azotés non protéiques présents en grandes quantités dans le lait de mère et qui pourraient être des nutriments de nature conditionnellement essentielle au cours de la petite enfance. Une étude comparant des nourrissons recevant une formule supplémentée ou non en nucléotides montre que la supplémentation en nucléotides permettait d'augmenter le périmètre crânien occipito-frontal aux âges de 8, 16 et 20 semaines. Le poids à 8 semaines, l'augmentation du périmètre crânien occipito-frontal et l'évolution du poids de la naissance à 8 semaines étaient également plus élevés chez les enfants nourris avec cette formule supplémentée en nucléotides. Ces nucléotides, qui permettent d'améliorer le gain de poids et la croissance cérébrale, pourraient donc être indispensables au moins partiellement chez les enfants nourris par une formule infantile
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20837597
La relation entre l'adénovirus 36 et l'obésité chez l'enfant et l'adolescent
(Gabbert C et al. Pediatrics. 2010 Oct ; 126(4): 721-6.)
Quelle est la relation entre l'infection par adénovirus (AD) 36 et l'obésité chez l'enfant ? Une étude menée à San Diego a comparé le degré d'obésité et la positivité de la sérologie AD36. La majorité des enfants qui présentaient une positivité AD36 étaient obèses. La positivité AD36 était significativement plus fréquente chez les enfants obèses (22 %) que chez les enfants non obèses (7 %). Dans le sous-groupe d'enfants obèses, ceux qui étaient AD36 positifs présentaient des mesures anthropomorphiques significativement supérieures, notamment pour le poids, l'indice de masse corporelle, le périmètre abdominal et le rapport périmètre abdominal sur taille. Cette étude est donc très en faveur d'une possible relation entre l'adénovirus 36 et la survenue d'une obésité.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20855385
Le bisphénol A et les composés de la même famille dans le matériel dentaire
(Fleisch AF et al. Pediatrics. 2010 Oct ; 126(4): 760-8.)
Le matériel utilisé dans l'art dentaire (plombage et composite) contient de plus en plus de dérivés du bisphénol A, y compris pour l'enfant. Une étude a évalué de façon systématique le devenir de ce type de matériel dans la bouche. Il s'avère que du bisphénol A est libéré des résines dentaires par l'hydrolyse enzymatique et que le bisphénol est détectable dans la salive pendant plus de trois heures après la mise en place d'une résine. La quantité et la durée de l'absorption du bisphénol A ne sont pas claires. Les produits dentaires contenant du bisphénol A et ses dérivés sous forme de glycidyl diméthacrylate (bis-GMA) sont moins à risque d'effet estrogénique que ceux qui contiennent du diméthacrylate (bis-DMA). L'exposition au bisphénol A pourrait être réduite par le nettoyage et le rinçage des surfaces de ces divers matériels immédiatement après leur mise en place.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20819896
Impact du régime maternel lors de la grossesse et de l'allaitement sur la programmation métabolique du nourrisson
(Aaltonen J et al. Eur J Clin Nutr. 2010 Oct 13. [Epub ahead of print])
Une étude a évalué l'impact du régime maternel et d'un conseil diététique intensif au cours de la grossesse et de l'allaitement sur le statut métabolique du nourrisson. Au premier trimestre de la grossesse, des femmes ont été randomisées en trois groupes : régime-probiotiques, régime-placebo, contrôle-placebo. La proportion de nourrissons présentant une élévation de la pro-insuline clivée en 22-33, nouveau marqueur métabolique prédictif de l'insulino-résistance, était significativement plus faible dans le groupe régime-probiotiques (9,7 %) ou régime-placebo (10,1 %) que dans le groupe contrôle-placebo (27 %). L'élévation de la pro-insuline clivée en 22-33 était liée à l'augmentation d'épaisseur du pli cutané et du périmètre abdominal et du rapport leptine/adiponectine. En ce qui concerne le régime maternel, les plus forts et les plus faibles tertiles d'ingesta de graisses augmentaient le risque pour l'enfant d'avoir une élévation de la pro-insuline clivée en 22-33. Les plus forts et plus faibles ingesta de beurre étaient liés au devenir du périmètre abdominal de l'enfant. Enfin, les enfants nourris au sein présentaient une diminution du risque d'élévation de la pro-insuline clivée en 22-33 et du rapport leptine/adiponectine par comparaison aux enfants nourris avec une formule infantile.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20948557
Mentions Légales
Rédaction : PR Editions
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
Jeudi 7 Octobre 2010 |
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
Par le Pr Christophe Dupont, Chef du service Néonatalogie, hôpital St Vincent de Paul, Paris
Le lien entre le poids de naissance et la graisse abdominale de l'adulte
(Rolfe Ede L et al. Am J Clin Nutr. 2010 Aug ; 92(2): 347-52.)
Plusieurs études rapportent des associations inverses entre le poids de naissance et l'adiposité centrale chez l'adulte. Peu d'études ont investigué les contributions des différents compartiments de la graisse abdominale. Dans un travail mené au Royaume-Uni chez plus de 1 000 adultes âgés de 30 à 55 ans, il est montré une association inverse entre le poids de naissance et la graisse abdominale totale ainsi qu'avec la graisse viscérale, mais non entre le poids de naissance et la graisse abdominale sous-cutanée. En analyse stratifiée, la relation entre le poids de naissance et la graisse abdominale n'apparaît que chez les individus se situant dans les plus hautes valeurs d'indice de masse corporelle (IMC). Ainsi, l'association inverse entre le poids de naissance et la graisse abdominale ne semble spécifique qu'avec la graisse viscérale. Toutefois, ces associations avec le poids de naissance n'apparaissent qu'après ajustement en fonction de l'IMC chez l'adulte. C'est pourquoi les auteurs suggèrent que c'est le gain de poids rapide postnatal plus que le poids de naissance lui-même qui est la cause de l'augmentation de la graisse viscérale.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20519560
Ingesta en acide folique des enfants américains : l'inutilité des suppléments alimentaires
(Bailey RL et al. Am J Clin Nutr. 2010 Aug ; 92(2): 353-8.)
Les ingesta en folates proviennent des aliments riches en folates mais également des aliments enrichis et des suppléments alimentaires. Les données de la National Health And Nutrition Examination Survey 2003- 2006 montrent que plus de 95 % des enfants aux États-Unis consomment plus que les besoins nécessaires en acide folique à partir des aliments seuls. Plus d'un tiers des enfants américains âgés de 1 à 13 ans utilisent des suppléments diététiques, et 28 % utilisent des suppléments diététiques contenant de l'acide folique. Les utilisateurs de suppléments ont des taux de folates significativement supérieurs et des ingesta en acide folique également significativement supérieurs. Plus de la moitié des utilisateurs de suppléments alimentaires dépassent la limite maximale recommandée, contre 5 % de ceux qui n'utilisent pas de suppléments alimentaires.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20534747
L'alimentation émotionnelle chez l'enfant : le rôle néfaste des pratiques parentales
(Blissett J et al. Am J Clin Nutr. 2010 Aug ; 92(2): 359-65.)
L'alimentation émotionnelle se traduit par des désirs d'alimentation en réponse à un sentiment négatif. Elle est liée à une augmentation de l'indice de masse corporelle et à un régime de mauvaise qualité mais on ne connaît que peu de choses sur le développement précoce de ce comportement. Une étude menée chez des mères d'enfants de 3 à 5 ans montre que les enfants dont les mères utilisent souvent des aliments pour réguler leurs émotions ont tendance à manger plus de cookies sans avoir faim que les enfants dont les mères n'ont pas cette pratique. Les enfants dont les mères utilisent souvent des aliments pour réguler leurs émotions mangent plus de chocolat en condition expérimentale qu'en condition témoin. Le tableau est inverse lorsque les mères n'ont pas tendance à utiliser ce mode de régulation. Ainsi, lorsque les mères ont l'habitude d'utiliser des aliments pour réguler les émotions de leur enfant, celui-ci consomme plus d'aliments sucrés et de goût agréable même s'il n'a pas faim.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20534744
Le « snacking » réduirait le risque de surpoids et d'obésité abdominale chez l'adolescent
(Keast DR et al. Am J Clin Nutr. 2010 Aug ; 92(2): 428-35.)
Le snacking est fréquent chez l'adolescent. Une étude a été menée au sein de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) 1999-2004. Les adolescents ont été classés par fréquence de consommation quotidienne de snacks (0, 1, 2, 3 et > 4) et par le pourcentage de consommation énergétique à partir des snacks (de 0 à 40 %). Les valeurs moyennes d'indicateurs d'obésité étaient inversement corrélées à la fréquence du snacking et au pourcentage d'énergie obtenue à partir des snacks. La prévalence d'obésité et d'obésité abdominale diminuait avec l'augmentation des snacks et du pourcentage d'énergie obtenue à partir des snacks. Le risque de surpoids et d'obésité diminuait de 0,63 à 0,40 lorsque le nombre de snacks passait de deux à plus de quatre par jour. Ainsi, les « snackers » seraient moins à risque de surpoids d'obésité que les non-snackers.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20554791
Le probiotique Lactobacillus reuteri DSM 17938 efficace dans la colique infantile
(Savino F et al. Pediatrics. 2010 Sep ; 126(3): e526-33.)
Une étude a testé l'efficacité de Lactobacillus reuteri DSM 17938 dans la colique infantile. Ce travail a été réalisé chez des enfants exclusivement nourris au sein, présentant les critères de coliques de Wessell et recevant soit du L. reuteri soit du placebo pendant 21 jours. Le temps de crise moyen évoluait de 370 min/jour versus 300 min/jour le 1er jour (groupes L. reuteri vs placebo) vers 35 min/jour versus 9 min/jour au bout de 21 jours. Les répondeurs (plus de 50 % de réduction du temps où les enfants criaient) étaient aussi significativement plus nombreux dans le groupe L. reuteri. Au cours du traitement, il y avait une augmentation significative des lactobacilles fécaux et une réduction des Escherichia coli fécaux et de l'ammonium dans le groupe L. reuteri. Il n'y avait pas d'autres modifications, notamment de gain de poids ou de caractéristiques des selles.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20713478
L'allaitement au sein chez les nouveau-nés est largement influencé par les pairs
(Cameron AJ et al. Pediatrics. 2010 Sep ; 126(3): e601-7.)
Le programme et l'essai clinique Melbourne Infant Program Feeding Activity and Nutrition Trial ont permis d'évaluer la durée de l'allaitement au sein et l'influence possible de groupes de parents. La proportion de mères qui cessaient d'allaiter entre le moment où les groupes étaient constitués, quand leur enfant avait 6 semaines, et le moment où il atteignait l'âge de 6 mois, était plus élevée dans le groupe où l'allaitement au sein connaissait un arrêt important que dans le groupe où cet arrêt était faible (37,4 % versus 21,7 %, P = 0,001). L'appartenance à un groupe dans lequel une large proportion de mères avait cessé d'allaiter à 6 semaines était très fortement liée à l'arrêt de l'allaitement au sein avant 6 mois (odds ratio 2,1). Ainsi, l'inclusion à des groupes de parents dont les pairs allaitent des enfants d'âge similaire peut avoir une influence importante sur la poursuite de l'allaitement au sein jusqu'à 6 mois. Les groupes de parents dont c'est le premier enfant ou des groupes similaires peuvent être un lieu important de promotion de la poursuite de l'allaitement au sein.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20679302
Poisson et acides gras polyinsaturés n-3 efficaces dans les syndromes dépressifs chez le garçon et non chez la fille
(Murakami K et al. Pediatrics. 2010 Sep ; 126(3): e623-30.)
Une étude a examiné l'association entre la consommation de poisson, ainsi que d'EPA et de DHA, et les syndromes dépressifs dans un groupe d'adolescents. La prévalence des symptômes dépressifs était de 22,5 % chez les garçons et 31,2 % chez les filles. Chez les garçons, la consommation de poisson était inversement corrélée aux symptômes dépressifs, de même que les ingesta en EPA. Les ingesta en DHA montrent également une corrélation inverse mais non significative. De plus, les ingesta en EPA plus DHA étaient inversement corrélés aux symptômes dépressifs. Ces associations n'étaient pas observées chez les filles.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20713476
Évolution de l'obésité et du surpoids de l'enfant aux États-Unis de 2003 à 2007
(Singh GK et al. Arch Pediatr Adolesc Med. 2010 Jul ; 164(7): 598-607.)
L'analyse de la National Survey and Children Health de 2003 et de 2007 montre qu'en 2007, 16,4 % des enfants américains sont obèses et 31,6 % en surpoids. La prévalence de l'obésité varie de façon substantielle selon les États, la plus forte prévalence, 21,9 %, se retrouvant dans le Mississipi et la plus faible, 9,6 %, dans l'Oregon. La prévalence du surpoids varie de 23,1 % dans l'Utah à 44,5 % dans le Mississipi. Entre 2003 et 2007, la prévalence de l'obésité a augmenté de 10 % chez tous les enfants américains et de 18 % chez les filles, elle a diminué de 32 % dans l'Oregon, et a doublé chez les filles en Arizona et au Kansas. Il existe donc des disparités géographiques substantielles de l'obésité et du surpoids aux États-Unis, avec de toute évidence une tendance à une plus forte prévalence dans plusieurs États et une diminution dans d'autres.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20603458
Informations produits
Bisphénol A : interdiction maintenue
(Le Figaro - 4 octobre 2010)
"Il n'y a pas lieu de changer les recommandations sur l'utilisation du bisphénol A (BPA)", rapporte Le Figaro."L'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), commandé par la Commission européenne, est tombé en fin de semaine, soulignant que les experts n'avaient pu identifier aucune nouvelle preuve qui les amènerait à reconsidérer la dose journalière tolérable (DJT) fixée à 0,05 mg/kg de poids corporel". "Le Réseau environnement santé (RES) a jugé ubuesque cette décision", note le journal. "Les données disponibles n'apportent pas d'éléments probants concernant une toxicité neurocomportementale", précise encore l'Efsa. "En novembre, des experts mondiaux vont également plancher sur cette substance sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)". "Une chose est sûre, la recherche sur ce type de molécules va s'intensifier, compte tenu des doutes", indique le quotidien. "La priorité, c'est la protection des bébés, très fragiles", déclare Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie. "Les études montrent non seulement une possible contamination par le lait maternel, voire de la mère au foetus puisque le BPA traverse la barrière placentaire, mais elles soulignent une migration des biberons en plastique vers le lait lorsqu'ils sont trop chauffés". "On maintient donc leur interdiction", indique la secrétaire d'Etat.
Pour mieux détecter l'anorexie
(Le Parisien - 30 septembre 2010)
Le Parisien note que la Haute Autorité de santé "publie aujourd'hui des recommandations pour mieux détecter et traiter l'anorexie, qui touche 70 000 adolescentes" en France. La HAS "a décidé d'aider les médecins à aider leurs patientes". Des recommandations pour les guider ont été élaborés par les professeurs de psychiatrie Philippe Jeammet et Jean-Luc Vénisse, spécialistes de l'adolescence et des addictions. "Ce document va arriver dans les boîtes aux lettres de 100 000 généralistes, médecins scolaires...", indique le quotidien qui souligne que "tout d'abord, [ces spécialistes] insistent sur la gravité potentielle du pronostic d'anorexie mentale, avec un risque de décès dans 20% des cas. D'où la nécessité de soigner très vite une anorexie naissante". "Ce qui est très important, c'est que deux médecins interviennent", explique le Pr Jeammet : un pour gérer "le côté somatique, la renutrition" ; "l'autre, un psychiatre ou un pédopsychiatre qui s'occupe de la souffrance psychique".
Mentions Légales
Rédaction : PR Editions
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
Jeudi 23 Sptembre 2010 |
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
Par le Pr Christophe Dupont, Chef du service Néonatalogie, hôpital St Vincent de Paul, Paris
Un programme d'activité physique combiné à un régime diététique chez les enfants en surpoids : l'étude HIKCUPS
(Okely AD et al. J Pediatr. 2010 Sep ; 157(3): 388-94, 394.e1.)
Une étude destinée à la prévention du surpoids de l'enfant avait pour but d'évaluer un programme d'activité physique centré sur l'enfant combiné à un programme diététique centré sur les parents par comparaison à chaque traitement seul. Cette étude se déroulait sur plusieurs sites pendant 12 mois. Le z score d'indice de masse corporelle diminuait dans tous les groupes, mais le régime ou la combinaison régime/activité physique se révélaient plus efficaces que l'activité physique seule. Les modifications des autres variables (périmètre abdominal et profil métabolique) n'étaient pas statistiquement différentes selon les groupes. Ce programme double, combinant l'activité physique et le régime, permet la diminution relative du poids corporel. Cet effet se maintenait à 12 mois.
Lien entre les ingesta de calcium et la graisse corporelle
(Hanks LJ et al. J Pediatr. 2010 Sep ; 157(3): 473-8.)
Une étude avait pour but de déterminer si les ingesta en calcium sont liés à d'autres paramètres métaboliques, généralement mesurés dans le cadre de l'exploration métabolique de l'enfant. Il y avait des associations positives entre les ingesta de calcium et la dépense énergétique de base et entre la dépense énergétique de base et la graisse corporelle totale. Il y avait un effet indirect des ingesta de calcium sur la graisse corporelle totale, ainsi qu'une association positive entre les ingesta de calcium et la dépense énergétique de base.
Globalement, ces résultats suggèrent que les ingesta de calcium peuvent jouer un rôle dans l'accumulation de graisse et dans la balance énergétique, au travers de leurs effets sur le métabolisme énergétique de base. Cette relation semble toucher plutôt les garçons.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20400090
Le microbiote intestinal au cours des maladies inflammatoires du tube digestif de l'enfant
(Schwiertz A et al. J Pediatr. 2010 Aug ; 157(2): 240-244.e1)
Une étude a été menée chez des enfants et adolescents présentant une maladie inflammatoire du tube digestif par comparaison à des témoins. Au cours de la rectocolite hémorragique, il n'a pas été trouvé de différence, sauf une diminution des bifidobactéries au cours des phases actives de la maladie. Les enfants présentant une maladie de Crohn active et inactive avaient des nombres réduits de Faecalibacterium prausnitzii et de bifidobactéries, et les patients présentant une maladie de Crohn active avaient de plus forts taux d'Escherichia coli. Globalement, la maladie de Crohn se caractérise par des chiffres diminués de Faecalibacterium prausnitzii et une augmentation d'Escherichia coli.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20400104
Efficacité et sécurité d'un régime fort en protéines et faible en hydrates de carbone dans la perte de poids des adolescents ayant une obésité sévère
(Krebs NF et al. J Pediatr. 2010 Aug ; 157(2): 252-8.)
Une étude a évalué l'efficacité et la sécurité d'utilisation d'un régime faible en hydrates de carbone par rapport à un régime faible en graisses sur la perte de poids et divers paramètres biologiques chez des adolescents ayant une obésité sévère. Le premier régime était riche en protéines et faible en hydrates de carbone et le deuxième seulement faible en graisses. Une réduction significative de l'indice de masse corporelle (IMC) a été observée dans les deux groupes au cours de l'intervention, significativement plus importante avec le régime riche en protéines. Lors du suivi, les deux groupes semblaient maintenir une réduction significative de leur z score d'IMC. Aucun effet secondaire sérieux n'a été observé sur le profil métabolique, la fonction cardiaque ou les troubles subjectifs. Au total, ce régime riche en protéines semble sûr et efficace dans la prise en charge de l'adolescent obèse sévère.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20304413
Plus grande sélectivité alimentaire des enfants souffrant de syndrome autistique
(Bandini LG et al. J Pediatr. 2010 Aug ; 157(2): 259-64.)
Une étude avait pour but de déterminer l'existence d'une sélectivité alimentaire chez des enfants présentant un syndrome autistique, par comparaison à des enfants dont le développement était normal. Les enfants souffrant de syndrome autistique présentaient plus de reflux alimentaires que des enfants témoins (41,7 % des aliments proposés contre 18,9 %, p < 0,0001). Ils avaient également un répertoire alimentaire plus faible (19 aliments versus 22,5 aliments, p < 0,001). Ainsi, la sélectivité alimentaire est plus fréquente chez les enfants souffrant de syndrome autistique. Fait inquiétant, cette limitation pourrait être liée à certaines inadéquations nutritionnelles.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20362301
Dépistage du cholestérol sanguin chez l'enfant : général ou ciblé par l'interrogatoire
(Ritchie SK et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): 260-5.)
Une étude s'est déroulée au sein du projet Coronary Artery Risk Detection in Appalachian Communities (CARDIAC) incluant plus de 20 000 enfants. Les résultats montrent qu'une recherche d'hypercholestérolémie fondée sur l'analyse de l'histoire familiale de l'enfant aurait été incapable 1) de déceler un certain nombre d'enfants présentant une dyslipidémie modérée et 2) de détecter un nombre substantiel de sujets présentant une dyslipidémie probablement génétique et justifiant un traitement pharmacologique. La mise en place d'un screening général du cholestérol aurait, en revanche, rendu possible l'identification de tous les enfants présentant une dyslipidémie sévère, permettant une intervention appropriée ainsi qu'un suivi débouchant sur la prévention d'une future athérosclérose.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20624798
Modification et variabilité des taux élevés de LDL-cholestérol chez les enfants
(Freedman DS et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): 266-73.)
Une publication de 2008 de l'Académie américaine de pédiatrie recommande que l'on détecte des adolescents présentant des taux élevés de LDL-cholestérol par des screening généraux ou des approches individuelles. Toutefois, la variabilité et le degré de persistance de ces taux élevés n'ont pas encore été investigués. L'étude des données de la Bogalusa Heart Study montre que les corrélations entre les dosages initiaux et successifs de LDL-cholestérol s'étalent de r#0,08 pour les mesures faites au cours de la même année à r#0,5 pour les périodes de plus de 20 ans. La plupart des enfants qui avaient des taux élevés de LDL- cholestérol avaient toutefois des taux substantiellement plus faibles lors de l'examen suivant. Les taux de LDL-cholestérol entre 160 et 189 mg/dL diminuaient en moyenne de 21 mg/dL lors de l'examen suivant alors que les taux supérieurs ou égaux à 190 mg/dL diminuaient de 34 mg/dL. Par contraste, lorsque les taux de LDL-cholestérol étaient inférieurs à 70 mg/dL, l'examen suivant montrait une augmentation de 13 mg/dL en moyenne.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20643721
Un enseignement spécifique de l'allaitement au sein pour les internes
(Feldman-Winter L et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): 289-97.)
De nombreuses études montrent que l'enseignement de l'allaitement au sein au cours de l'internat est insuffisant et que l'attitude des pédiatres envers l'allaitement se détériore. Une cohorte prospective de 417 résidents a été incluse dans un essai contrôlé d'un nouvel enseignement développé par l'Académie américaine de pédiatrie en conjonction avec des experts du Collège américain d'obstétrique et de gynécologie. Les résidents qui recevaient l'enseignement sur l'allaitement au sein manifestaient une amélioration de la connaissance de ce mode d'alimentation de l'enfant et une confiance dans cette technique. Les nouveau-nés des institutions dans lesquelles cet enseignement était réalisé avaient plus de chances d'être encore exclusivement nourris au sein après six mois. Comme on pouvait s'y attendre, ce programme montre que l'enseignement de l'allaitement au sein facilite la mise en oeuvre de cette technique chez les nouveau-nés.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20603262
Informations produits
O-Lac devient Enfamil O-Lac, sa formule reste inchangée.
Enfamil O-Lac , est un aliment destiné
à des fins médicales spéciales indiqué dans :
la prise en charge diététique de la diarrhée aiguë
des nourrissons et enfants en bas âge.
Après la prise d'un SRO, Enfamil O-Lac remplace totalement le lait habituel pendant environ une semaine jusqu'à la reprise d'un transit normal.
Très bien accepté lorsque l'enfant a du mal à se réalimenter grâce à son bon goût de lait,
Formule complète et équilibrée qui permet une réalimentation et une reprise de poids rapide.
Mentions Légales
Rédaction : PR Editions
Deux fois par mois, la revue de presse de PR Editions vous apporte des informations utiles et pratiques.
Pour abonner vos confrères ou nous faire part de vos remarques, vous pouvez envoyer un e-mail à : redaction.nutri@pr-editions.com.
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
Jeudi 16 Septembre 2010 |
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
Par le Pr Christophe Dupont, Chef du service Néonatalogie, hôpital St Vincent de Paul, Paris
Effet à long terme d'une supplémentation en acides gras polyinsaturés à longues chaînes des enfants prématurés
(Kennedy K et al. Arch Dis Child 2010 Aug ; 95(8): 588-95.)
Quel est le devenir à long terme de la supplémentation en acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPILC) des enfants prématurés ? Une étude reprend à l'âge de 10 ans des enfants qui sont nés prématurés et qui ont fait partie d'une cohorte supplémentée ou non en AGPILC. Il n'y a pas de différence au niveau de l'ensemble du groupe. Toutefois, chez les filles supplémentées en AGPILC, à l'âge de 11 ans, il y a une augmentation du poids, du pli cutané et de la pression artérielle. Ceci n'est pas observé chez les garçons. Cette étude montre que, malgré les bénéfices intellectuels potentiels que pourraient tirer les enfants prématurés de cette supplémentation en AGPILC, il pourrait y avoir des effets secondaires à long terme sur le plan métabolique.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20515959
L'évolution de l'obésité et de la graisse corporelle jusqu'à la mi-enfance
(Wright CM et al. Arch Dis Child. 2010 Aug ; 95(8): 612-7.)
Une étude avait pour but d'analyser l'évolution de la graisse, de la masse maigre et de l'indice de masse corporelle au cours de l'enfance et de voir quelle était sa relation avec l'obésité parentale. Ce travail a été mené au sein de la Avon Longitudinal Study of Parents and Children. Parmi les enfants obèses à 7 ans, 75 % étaient encore obèses à 11 ans ; chez ceux qui étaient en surpoids, 16 % sont devenus obèses et 20 % ont récupéré un indice de masse corporelle (IMC) normal. Les z scores de masse grasse et maigre montrent des effets de conservation modérés au cours de la croissance. Les enfants qui avaient 1 ou 2 parents obèses avaient de plus forts z scores de masse grasse à l'âge de 7 ans et de plus grandes augmentations de graisse plus tard. En résumé, les enfants de parents obèses ont des taux de graisse déjà élevés à l'âge de 7 ans et ont plus de risque de conserver cet excès de graisse.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20522467
La circonférence du cou comme mesure de screening des enfants avec un fort indice de masse corporelle (IMC)
(Nafiu OO et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): e306-10.)
Le surpoids des enfants est essentiellement analysé par l'indice de masse corporelle (IMC). Or, l'IMC n'explore par correctement l'adiposité régionale, et d'autres indices sont utilisés, comme la circonférence du cou. Un travail montre que celle-ci est significativement corrélée à l'âge, à l'IMC et au périmètre abdominal à la fois chez les garçons et chez les filles. La corrélation est plus forte chez les enfants les plus âgés. Le seuil indiquant une élévation de l'IMC chez les garçons se situe entre 28,5 et 39 cm. Les valeurs correspondantes chez les filles se situent entre 27 et 34,6 cm.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20603254
Alimentation et croissance chez les enfants présentant un syndrome autistique
(Emond A et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): e337-42.)
Les données sur l'alimentation ont été colligées à partir de questionnaires remplis à diverses périodes de la vie et d'informations fournies par les participants de la Avon Longitudinal Study of Parents and Children. L'âge médian des enfants autistes était de 45 mois lors du diagnostic. Les enfants autistes faisaient l'objet d'une diversification alimentaire tardive, après 6 mois, et étaient décrits comme ayant constamment des difficultés pour s'alimenter, choisissant beaucoup leurs aliments. À partir de 15 mois, ils avaient une alimentation moins variée que les enfants témoins. À partir de 54 mois, 8 % avaient un régime spécial en raison d'une « allergie ». Ces enfants mangeaient moins de légumes et de fruits frais mais également moins de confiseries. En revanche, la consommation énergétique et la croissance de ces enfants étaient normales.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20643716
Une étude d'intervention destinée à réduire l'utilisation du biberon chez l'enfant
(Maguire JL et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): e343-50.)
Comment aider les parents à réduire l'utilisation du biberon à partir de l'âge de 9 mois ? Une étude d'intervention menée au Canada, chez des enfants sains âgés de 9 mois, a permis un suivi jusqu'à l'âge de 2 ans. Les taux de déplétion en fer et la consommation de lait n'étaient pas différents selon les deux groupes. Toutefois, dans le groupe d'intervention, l'utilisation de la tasse commençait trois mois plus tôt (9 mois versus 12 mois, p=0,001), le sevrage du biberon survenait 4 mois plus tôt (12 mois versus 16 mois, p=0,004), et l'utilisation du biberon était beaucoup moins fréquente à l'âge de 2 ans. Cette simple intervention menée lors de la consultation est donc efficace pour réduire l'utilisation du biberon, mais ne modifie pas le statut en fer des enfants.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20624802
La réduction de l'insuffisance pondérale grâce à une supplémentation préventive au Niger
(Isanaka S et al. Pediatrics. 2010 Aug ; 126(2): e442-50.)
Des enfants âgés de 6 à 36 mois dans douze villages de Maradi, au Niger, ont reçu des suppléments alimentaires prêts à l'emploi. L'efficacité de ces suppléments alimentaires prêts à l'emploi dépendait de l'existence préalable ou non de programmes alimentaires de prévention. Dans les villages où un programme de supplémentation avait déjà été mis en place, la stratégie de suppléments alimentaires permettait une réduction de 46 % de l'insuffisance pondérale. En revanche, dans les villages dans lesquels il n'y avait pas eu de programme de supplémentation préalable, il n'y avait pas d'incidence de ces suppléments sur l'insuffisance pondérale. Ainsi, la stratégie de la supplémentation alimentaire varie selon l'existence ou non d'une intervention préalable. Ceci est important pour l'implantation des programmes ultérieurs et les modalités d'administration de cette supplémentation.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20660552
Maladie coeliaque sans atrophie villositaire chez l'enfant : une étude prospective
(Kurppa K et al. J Pediatr. 2010 Sep ; 157(3): 373-80, 380.e1.)
Une étude finlandaise avait pour but d'établir si des enfants présentant des anticorps anti-endomysium mais une morphologie normale de la muqueuse de l'intestin grêle sont réellement sensibles au gluten et peuvent bénéficier d'un traitement précoce par un régime sans gluten. Cette étude a comparé 17 enfants présentant des anticorps anti-endomysium avec des villosités normales et 42 enfants présentant des anticorps anti-endomysium et une atrophie villositaire. Chez les enfants qui présentaient des anticorps anti-endomysium avec des villosités normales, la maladie s'est exacerbée lorsqu'ils continuaient à consommer du gluten alors qu'ils étaient mis au régime sans gluten, les symptômes gastro-intestinaux et les anticorps anormaux disparaissaient. Cette étude montre que les enfants qui ont des anticorps anti-endomysium ont en réalité une maladie de type coeliaque et doivent bénéficier d'un traitement précoce d'élimination du gluten, malgré une structure muqueuse normale. De plus, cette étude montre que les critères diagnostiques de la maladie coeliaque devraient être réévalués.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20400102
Effet de la supplémentation en huile de poisson sur les marqueurs du syndrome métabolique à l'adolescence
(Pedersen MH et al. J Pediatr. 2010 Sep ; 157(3): 395-400, 400.e1.)
Une étude avait pour but d'investiguer si l'huile de poisson modifie les facteurs de risque métabolique au cours de la poussée de croissance de l'adolescence. Elle a été réalisée chez 78 garçons âgés de 13 à 15 ans, recevant de l'huile de poisson ou de l'huile végétale pendant 16 semaines. Ces huiles étaient incluses dans le pain. Après intervention, les concentrations en acides gras polyinsaturés à longues chaînes (EPA et DHA) étaient plus élevées dans les membranes cellulaires des enfants supplémentés. Le groupe « huile de poisson » présentait une diminution de la pression artérielle systolique (3,8 mmHg) et de la pression artérielle diastolique (2,6 mmHg). Les taux de triglycérides et de sensibilité à l'insuline n'étaient pas modifiés par ces traitements. Les variations d'EPA dans les membranes cellulaires étaient inversement corrélées aux modifications de pression artérielle et directement corrélées à l'augmentation du cholestérol HDL et non HDL.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20472253
Informations produits
Nutramigen* : Traitement de première intention dans l'allergie alimentaire
Nutramigen* : 60 ans d'expérience clinique en toute sécurité :
Une hypoallergénicité maximale démontrée (1) grâce à un hydrolysat de caséine très poussé : 95% des peptides sont de poids moléculaire inférieur à 1 000 Daltons et en dessous du seuil antigénique.
Une bonne tolérance digestive avec des glucides facilement assimilables : polymères de glucose et amidon de maïs hydrolysé
Profil lipidique proche de celui du lait maternel, pour une absorption optimale
Une bonne acceptabilité
Utilisé dans 62 pays
Nutramigen* : Cliniquement prouvé et recommandé dans :
Traitement des manifestations de l'allergie aux protéines de lait de vache :
Cutanées, dermatite atopique ;
Coliques ;
Digestives.
Réalimentation des diarrhées aiguës du nourrisson de moins de 3 mois ;
L'APLV est de plus en plus associée aux symptômes de reflux, constipation et douleurs abdominales (2) (3) (4),
Prévention de l'eczéma chez les enfants à risque(5) (6)
Diagnostic (test d'éviction) des allergies alimentaires(7)
Systématiquement pris en charge au titre du LPPR dans le cas de l'allergie aux protéines du lait de vache.
(1) E.Rugo, R Wahl, U Wahn. How allergenic are hypoallergenic infant formulae ? / Clinical and Experimental Allergy 1991; 22 : 635-639
(2) Iacono G, et al : J Allergy Clin Immunol 1996 ; 97 : 822-827
(3) Jakobsson I, et al : Acta Paediatr 2000 ; 89 : 18-21
(4) Iacono G, et al : N Engl J Med 1998 ; 339 :1100-1104
(5) Oldeaus G, et al. Arch Dis Child 1997 ; 77 : 4-10
(6) Berg A von, et al : J Allergy Clin Immunol 2003;111:533-540
(7) Host A, et al. Joint Statement of ESPACI Committee on Hypoallergenic Formulas and ESPEGHAN Committee on Nutrition. Arch Dis Child 1999 ; 81 : 80-84
Mentions Légales
Rédaction : PR Editions
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
Jeudi 18 Avril 2010 |
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
Par le Pr Christophe Dupont, Chef du service Néonatalogie, hôpital St Vincent de Paul, Paris
Le Lactobacillus casei modifie le microbiote intestinal du nourrisson
(Cox MJ et al. PLosOne 2010 Jan; 5(1): e8745.)
La colonisation du nourrisson par des micro-organismes au cours de la première année de vie est cruciale pour le développement d'une réponse immunitaire équilibrée. Les altérations précoces sont liées à diverses pathologies comme l'asthme et l'atopie. Une étude a été réalisée chez des enfants de six mois nourris avec un supplément de Lactobacillus casei LGG. Elle montre que la présence en grande abondance de LGG favorise l'émergence de certains clusters phylogénétiques de bactéries, incluant un certain nombre d'espèces probiotiques déjà connues. D'un point de vue écologique, ce phénomène est caractéristique de communautés bactériennes qui sont plus résistantes à la perturbation et à la croissance de pathogènes. L'analyse par phylochips a permis également l'identification de taxa (groupes d'évolution phylogénétiques) corrélées négativement à l'abondance de LGG, et dont il a été préalablement montré qu'elles favorisaient l'atopie.
Ainsi, l'utilisation de LGG pourrait se traduire par la promotion d'une communauté écologique digestive stable, équilibrée et redondante d'un point de vue fonctionnel.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20090909?
Supplémentation maternelle en acide alpha-linolénique ou acides gras polyinsaturés à longue chaîne et développement des cellules nerveuses du rat nouveau-né
(Destaillats F et al. Nutr Metab (Lond). 2010 Jan ; 7: 2.)
Un travail expérimental montre que la supplémentation en acides gras polyinsaturés au cours de la gestation de la ratte et de la période d'allaitement influence le développement du cerveau des ratons. Les rattes ont été nourries avec un régime contenant soit des acides gras n-3, DHA et EPA, soit leur précurseur, l'acide linolénique. Le contenu gastrique et cérébral des rats nouveau-nés a été analysé à l'âge de 15 jours. Chez les nouveau-nés des rattes alimentées avec des acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3, le DHA était augmenté dans le contenu de l'estomac, de même, au niveau du cerveau, que dans certains dérivés de la glie. La supplémentation précoce du régime maternel avec des acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 se révélait plus efficace pour l'augmentation des n-3 dans les composés cérébraux que la supplémentation en acide alpha-linolénique seul.
Cette étude confirme aussi que l'accrétion des acides gras polyinsaturés n-3 diffère selon les composants cérébraux étudiés.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20148111?
Le lait de mère, quintessence des nutriments protecteurs
(Walker A. J Pediatr Feb ; 156(2 Suppl): S3-7.)
Une revue publiée par Allan Walker explique les différents bénéfices qu'induit pour l'enfant la consommation du lait de sa mère. Celui-ci peut accroître le développement des défenses du nouveau-né, pour protéger la muqueuse. Plus tard, plusieurs bénéfices de l'allaitement au sein peuvent être également mis en évidence, comme l'effet préventif de l'allaitement au sein sur un certain nombre de maladies. Une fonction importante de l'allaitement précoce est son effet antagoniste de la réponse inflammatoire immature excessive du nouveau-né. Plusieurs composants du lait de mère peuvent réduire cette réponse inflammatoire. Ceux-ci incluent le (TGF)-bêta, l'interleukine (IL)-10, l'érythropoïétine et la lactoferrine. Ces composés du lait de mère peuvent agir individuellement et de concert pour contenir la réponse anti-inflammatoire immature du nouveau-né.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20105662?
Dépistage de l'obésité recommandé dès l'âge de six ans aux États-Unis
(US Preventive Services Task Force et al. Pediatrics. 2010 Feb ; 125(2): 361-7.)
Une publication met à jour les recommandations de la US Preventive Services Task Force pour le dépistage de l'obésité chez les adolescents et les enfants. Ce groupe de travail fait le point des diverses interventions faisables dans ce domaine ou auxquelles il est possible de faire référence. Il a également examiné ce qui a été publié sur les inconvénients potentiels de ce type de prise en charge. En pratique, ce groupe de travail recommande un screening par les cliniciens chez les enfants dès l'âge de six ans, et propose que soient offert aux sujets concernés par le risque d'obésité à la fois un conseil intensif et des interventions comportementales.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20083515
Efficacité des méthodes d'intervention chez l'enfant obèse
(Whitlock EP et al. Pediatrics. 2010 Feb ; 125(2): e396-418.)
Un groupe de travail américain a fait une revue systématique des interventions destinées à améliorer le poids chez les enfants obèses ou en surpoids. La synthèse de ces études montre que les interventions comportementales plutôt intensives sont efficaces, surtout si elles durent suffisamment longtemps, au moins 12 mois. Il est également possible que cette amélioration puisse être maintenue après 12 mois, sans dommage majeur. Deux médicaments combinés avec ces interventions comportementales apportent un bénéfice, soit mineur, comme l'orlistat, soit modéré, comme la sibutramine, en termes de réduction d'indice de masse corporelle. Seul un médicament a été approuvé par la FDA pour la prescription chez les enfants de plus de douze ans.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20083531
Comment le microbiote intestinal stimule-t-il l'immunité innée ?
(Clarke TB et al. Nat Med. 2010 Feb ; 16(2): 228-31.)
Les êtres humains sont colonisés par un microbiote (autrefois appelé flore) important et divers, essentiel pour le développement du système immunitaire de l'intestin. Une équipe montre que le microbiote est une source de peptidoglycane, qui traverse la muqueuse digestive pour agir de façon systémique et stimuler le système immunitaire inné et déclencher l'amorçage (priming) des neutrophiles de la moelle osseuse. Cet effet augmente la destruction de deux pathogènes majeurs, Streptococcus pneumoniae et Staphylococcus aureus. Il se produit par l'intermédiaire de molécules de reconnaissance, Nod 1 (mais non Nod 2) ou le Toll-like receptor 4 (Tlr4).
Ces données mettent donc au jour un mécanisme d'immunomodulation systémique par le microbiote et soulignent les conséquences potentiellement dangereuses de la suppression de celui-ci, par des antibiotiques à large spectre par exemple.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20081863
Les femmes souffrant de maladie inflammatoire du tube digestif peuvent allaiter sans accroître le risque de poussée de leur maladie
(Moffatt DC et al. Am J Gastroenterol 2009 Oct ; 104(10): 2517-23.)
Une étude menée à l'Université de Manitoba de 1985 à 2005 a concerné les femmes en âge d'avoir des enfants. Un allaitement au sein a été mis en place chez 83,3 % des femmes souffrant de maladie inflammatoire du tube digestif, 81,9 % de maladie de Crohn, et 82,2 % de rectocolite hémorragique, contre 77,1 % dans la population générale. Le taux de poussées dans l'année qui a suivi l'accouchement était de 26 % chez les femmes qui allaitaient contre 29,4 % chez les femmes qui n'allaitaient pas dans la maladie de Crohn. Pour la rectocolite hémorragique, les chiffres étaient de 29,2 % versus 44,4 %.
Ainsi, l'allaitement au sein chez les femmes souffrant de maladie inflammatoire du tube digestif n'augmente pas le risque de poussée de la maladie et pourrait même éventuellement protéger légèrement dans l'année du post-partum.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19550409
Une revue générale sur l'allergie à l'oeuf
(Benhamou AH et al. Allergy. 2009 Nov 12. [Epub ahead of print])
L'allergie à l'oeuf est la plus fréquente des allergies alimentaires de l'enfant de moins de trois ans, avec les allergies aux protéines de lait et aux cacahuètes. Les symptômes impliquent la peau comme le tube digestif et parfois aboutissent à une anaphylaxie. Il existe des symptômes non IgE-médiés comme les maladies à éosinophiles de l'intestin ou l'entérocolite induite par l'oeuf. La sensibilisation peut être observée en l'absence de symptômes cliniques. Le diagnostic fait encore appel à l'anamnèse, aux tests IgE et à l'enquête alimentaire. Toutefois, l'identification de l'allergène principal, l'ovomucoïde, couplée à de récentes innovations technologiques, permet d'envisager des tests de diagnostic rapide. Actuellement, le traitement est l'éviction alimentaire. Toutefois certains protocoles d'induction de tolérance sont à l'étude.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19912153
Mentions Légales
Rédaction : PR Editions
Deux fois par mois, la revue de presse de PR Editions vous apporte des informations utiles et pratiques.
Pour abonner vos confrères ou nous faire part de vos remarques, vous pouvez envoyer un e-mail à : redaction.nutri@pr-editions.com.
Copyright : PR Editions®
Ce document est protégé par la loi des droits d'auteurs ; il peut être imprimé pour une utilisation personnelle mais ne peut être reproduit sans l'autorisation écrite de l'éditeur sous peine de poursuites.
--------------------------------------------------------------------------------
Nous vous rappelons que conformément aux dispositions de la loi 78-17 « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
|
|
|
|
|
| |
|
|
 |
|
| |
Perte des triglycérides et des caroténoïdes du lait de mère lors de son utilisation par sonde gastrique
(Tacken KJ et al. Arch Dis Child Fetal Neonatal Ed. 2009 Nov ; 94(6): F447-50.)
Le lait de mère est considéré comme le meilleur aliment de l'enfant prématuré, mais son stockage, son chauffage ou son utilisation par sonde peuvent modifier la qualité et la quantité des nutriments essentiels. Le risque est, entre autres, une perte des vitamines anti-oxydantes et donc une augmentation des maladies liées aux radicaux libres d'oxygène. Une étude a été menée sur du lait de mère ayant subi une réfrigération, une congélation et un réchauffement au four à micro-ondes, suivis d'une alimentation par sonde, sans exposition à la lumière. Le passage par la sonde réduit les concentrations de triglycérides, de lutéine et de bêtacarotène respectivement de 33 %, 35 % et 26 %. La diminution des triglycérides compte pour 16 % des pertes d'ingesta caloriques des nouveau-nés. Si les concentrations de triglycérides et des caroténoïdes du lait de mère restent stables après réfrigération, congélation ou réchauffement au micro-ondes à faible température, celles de la lutéine diminuent après réfrigération et congélation. Ces modifications n'apparaissent pas avec les formules infantiles à base de lait de vache.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19416803?
Une allergie alimentaire avant 1 an doit inciter à la surveillance au long cours
(Kusunoki T et al. Pediatr Allergy Immunol. 2009 Nov ; 20(7): 642-7.)
Quelle est la réalité de l'allergie alimentaire et de son devenir chez les enfants japonais ? Une étude par questionnaire a évalué le statut allergique d'enfants scolaires qui avaient suivi un régime d'élimination avant l'âge de 1 an en raison de réactions cliniques de type allergie immédiate. À l'âge de 7 ans, 5,4 % des enfants suivaient toujours un régime d'élimination. Ce taux diminuait à 3 % chez les enfants de 15 ans. Le suivi de ces enfants allergiques d'âge scolaire indique que ceux qui ont présenté dans la petite enfance une allergie aux oeufs, au lait ou à la farine de blé, ont plus de risques de développer par la suite non seulement d'autres manifestations d'atopie (asthme, dermatite atopique, rhinite ou conjonctivite allergiques), mais aussi d'autres types d'allergies alimentaires. La surveillance de ces enfants allergiques alimentaires de la première année de vie est donc indispensable.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19702676?
Un faible contrôle inhibiteur de l'enfant et des pratiques alimentaires restrictives parentales favorisent la prise de poids (Anzman SL et al. J Pediatr. 2009 Nov ; 155(5): 651-6.)
Une priorité dans la recherche est l'identification précoce des individus qui sont plus à risque de développer un surpoids plus tard, dans l'environnement obésogène qui est le nôtre. Une étude montre que les filles qui présentent, à l'âge de 7 ans, un contrôle inhibiteur faible souffrent à partir de l'âge de 9 ans d'une augmentation de leur indice de masse corporelle et de leur poids, et ont un risque multiplié par 1,95 d'être en surpoids dès l'âge de 15 ans. Ce sont les filles qui ont le plus souffert d'une restriction parentale qui présentent la plus forte relation inverse entre le contrôle inhibiteur et le statut en poids. Cette étude montre, d'une part, qu'il est peut-être possible d'identifier assez précocement les individus à risque, d'autre part, que les pratiques parentales, potentiellement modifiables, peuvent exacerber ou atténuer ce risque.
http://www.jpeds.com/article/S0022-3476%2809%2900448-X/abstract
Facteurs influençant la poursuite de l'allaitement au sein lors de la sortie des enfants prématurés en Californie
(Lee HC et al. J Pediatr. 2009 Nov ; 155(5): 657-62.e1-2.)
Une étude avait pour but l'investigation des facteurs influençant la poursuite de l'allaitement au sein lors de la sortie de l'enfant très prématuré en Californie. Les données ont été obtenues à partir d'une cohorte, California Perinatal Quality Care Collaborative. À la sortie de l'hôpital, 61,1 % des enfants de très faible poids de naissance étaient nourris au sein ou recevaient partiellement le lait de leur mère. L'allaitement au sein était d'autant plus fréquent que l'enfant était de plus fort poids de naissance et de plus grand âge gestationnel. Les naissances multiples s'accompagnaient d'un plus fort taux d'allaitement au sein. L'allaitement par formule infantile était beaucoup plus fréquent chez les enfants non caucasiens. Pour les auteurs, certains groupes ethniques spécifiques, qui pratiquent moins l'allaitement au sein, doivent bénéficier d'une intervention ciblée.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19628218?
La fermentation des prébiotiques par le microbiote intestinal augmente la production de certains peptides intestinaux
(Cani PD et al. Am J Clin Nutr. 2009 Nov ; 90(5): 1236-43.)
Une équipe belge avait montré que la fermentation de prébiotiques par le microbiote intestinal augmente la satiété et diminue l'impression de faim et les ingesta énergétiques chez les humains. Chez les rongeurs, ces effets sont liés à une augmentation de concentration de peptides hormonaux digestifs. Une étude menée chez l'homme montre que le traitement par prébiotiques multiplie par trois l'élimination d'H2 dans l'air expiré (marqueur de fermentation microbienne) et diminue la sensation de faim. Les prébiotiques augmentent les concentrations de certaines hormones, comme le glucagon-like peptide 1 et le peptide YY, alors qu'ils diminuent la réponse postprandiale au glucose après le repas. La réponse glycémique est inversement corrélée à l'excrétion d'H2 dans l'air expiré. Cette modification des concentrations de peptides digestifs (glucagon-like peptide et peptide YY) pourrait contribuer en partie aux modifications de la sensation d'appétit après le repas lors de la consommation de prébiotiques.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19776140?
Diminution de la prévalence du déficit en vitamine C aux États-Unis
(Schleicher RL et al. Am J Clin Nutr. 2009 Nov ; 90(5): 1252-63.)
La vitamine C (acide ascorbique) est probablement le plus important facteur anti-oxydant du plasma humain. Dans l'analyse de la 3e NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey III, 1988-1994), environ 13 % de la population américaine était déficiente en vitamine C (taux < 11,4 micromol/L). L'analyse des données de la NHANES 2003-2004 montre que la concentration moyenne de la vitamine C est de 51,4 micromol/L. Les taux les plus élevés sont retrouvés chez les enfants et les personnes les plus âgées. Au sein des divers groupes ethniques, les femmes ont des concentrations plus élevées que les hommes. La prévalence du déficit en vitamine C diminue lorsqu'augmente le statut socio-économique. La prévalence globale du déficit en vitamine C est de 7,1 %. Globalement, cette étude de la NHANES 2003-2004 montre que le déficit en vitamine C a été réduit de moitié environ en 10 ans . Les personnes les plus à risque sont issues des milieux socio-professionnels défavorisés.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19675106?
Traitement de l'obésité pédiatrique par une prise en charge familiale
(Kalarchian MA et al. Pediatrics. 2009 Oct ; 124(4): 1060-8.)
Une équipe a évalué l'efficacité d'une prise en charge comportementale basée sur la famille, pour le traitement de l'obésité pédiatrique sévère. Cette étude a concerné 192 enfants âgés de 8 à 12 ans, dont le percentile de l'indice de masse corporelle était supérieur à 99,18. Cette intervention sur la famille permettait au bout de 6 mois une diminution de 7,58 % du pourcentage de surpoids de l'enfant par comparaison à 0,66 % lorsque les enfants bénéficiaient des soins habituels. La différence n'était toutefois plus significative à 12 et 18 mois. D'autres améliorations médicales, petites mais significatives, étaient observées à 6 et 12 mois. Seuls les enfants qui participaient à plus de 75 % des sessions d'intervention maintenaient une diminution de leur pourcentage de surpoids jusqu'à 18 mois. Seule l'assiduité dans ce type de prise en charge peut donc permettre un effet à long terme.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19786444?
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
| |
|
|
 |
|
| |
Infos spécialisées
- Diversification alimentaire : un travail du comité de nutrition de l'ESPGHAN décrit sa position sur les aliments de diversification alimentaire
(J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2008 : 46 : 99-110.) Le travail se focalise sur les enfants bien portants vivant en Europe. L'alimentation au sein pendant 6 mois reste le premier but. La diversification alimentaire ne devrait pas commencer avant 17 semaines ni après 26 semaines. Le comité ne considère pas qu'il existe des preuves que le retard d'introduction des aliments potentiellement allergéniques réduise les allergies chez les enfants à risque. Pendant la période de diversification alimentaire, plus de 90% des besoins en fer chez un enfant nourri au sein doivent être fournis par les aliments diversification qui doivent donc fournir suffisamment de fer biodisponible.
http://www.jpgn.org/pt/re/jpgn/abstract.00005176-200801000-00021.htm
- Intervention nutritionnelle précoce et développement de la maladie atopique chez le nourrisson et l'enfant
(Pediatrics. 2008 ; 121 : 183-91. Greer FR, Sicherer SH, Burks AW ; American Academy of Pediatrics Committee on Nutrition; American Academy of Pediatrics Section on Allergy and Immunology.) La revue Pediatrics publie une analyse des options nutritionnelles de la grossesse, de l'allaitement et de la première année de vie qui peuvent avoir un impact sur le développement de maladies atopiques au début de la vie. Cet article remplace le précédent « Position Paper » de l'Académie Américaine de Pédiatrie sur les formules infantiles. Les recommandations américaines sont désormais les suivantes : le régime alimentaire maternel pendant la grossesse ou l'allaitement ne semble pas utile. L'allaitement au sein pendant plus de 4 mois par comparaison à une formule infantile standard peut prévenir ou retarder la survenue de la dermatite atopique, de l'allergie au lait de vache et du wheezing dans la première enfance. Il semble exister un bénéfice modeste, retard ou prévention des maladies allergiques, par l'utilisation de formules hydrolysées par comparaison aux formules intactes. La comparaison entre diverses formules hydrolysées montre que le bénéfice n'est pas identique pour toutes. Il y a peu de preuves que le retard dans le délai d'introduction des aliments entre 4 et 6 mois prévienne une maladie atopique.
- Maintien de la méthadone et allaitement au sein dans la période néonatale
(Pediatrics 2008 ; 121 : 106-14. Jansson LM, Choo R, Velez ML, Harrow C, Schroeder JR, Shakleya DM, Huestis MA.) L'étude de femmes prenant de la méthadone pendant l'allaitement au sein montre que les concentrations de méthadone dans le lait de mère sont faibles (21 à 462 ng/mL) et non liées à la dose maternelle. Il y a une augmentation significative de concentration dans le lait de mère avec le temps en fonction des prélèvements. Les concentrations de méthadone dans le plasma de l'enfant sont faibles (2,2 à 8,1 ng/mL) dans tous les prélèvements. Il ne semble pas y avoir de modifications neurocomportementales de l'enfant par rapport à un groupe témoin.
http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/121/1/106?etoc
Copyright : PR Editions®
|
|
|
|
|
|
|
|