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Bulletin INFOVAC Août N°8/2011

1. Pour votre information : La vaccination contre l’hépatite A et l’hépatite B en utilisant chez l’enfant de 1 à 15 ans, 2 injections de Twinrix Adulte® à au moins 6 mois d’écart se confirme comme un excellent schéma. Une étude récente (van Damme PIDJ 2011 ;30 :703) démontre que 10 ans plus tard, 100% des enfants sont toujours immunisés contre l’hépatite A (avec des taux extrêmement stables sur les 5 dernières années) et 80% ont toujours des taux d’anticorps anti-HBs > 10UI. Pour les 20% d’enfants ayant des taux d’anticorps anti-HBs < 10, une injection supplémentaire d’un vaccin contre l’hépatite B confirme que la mémoire immunitaire persiste et qu’ils restent bien protégés contre le virus de l’hépatite B.

Un documentaire polémique sur les vaccins « silence, on vaccine » datant de 2008, a été rediffusé une énième fois le jeudi 25 Août par France 5, chaîne dite du service publique... Ce documentaire ne fait que reprendre les poncifs des ligues anti-vaccinales (ROR et autisme, thiomersal et troubles neurologiques, vaccin contre l’hépatite B et maladies démyélinisantes, aluminium et myofasciite à macrophage...) sans apporter AUCUN élément nouveau alors même que nombre de ces polémiques ont reçu récemment des réponses scientifiques sans équivoque par l’organisme indépendant de référence (Institute of Medicine). (Cliquer ici <http://www.infovac.fr/index.php?option=com_docman&amp;task=docview&amp;id=911> )

Une étude anglaise (AFSHAR Br J Dermatol 2011;164:1387) suggère que les corticoïdes locaux pourraient améliorer les réactions locales post BCG évoluant depuis = 4 mois. En fait, cette étude non comparative repose en tout et pour tout sur... 4 patients. En l’absence de données plus solides, InfoVac conseille de ne pas utiliser de corticoïdes et de continuer à suivre les mesures recommandées dans la mise au point de l’AFSSAPS (Cliquer ici <http://www.infovac.fr/index.php?option=com_docman&amp;task=docview&amp;id=912> ). Laisser à découvert en l’absence d’ulcération ou d’écoulement ou appliquer un pa! nsement sec dans le cas contraire, envisager, si nécessaire, son incision si sa taille excède 3 cm et/ou s’il entraîne une gêne fonctionnelle.

2. Du côté des produits : Une rupture de stock est annoncé pour le Varilrix® et des difficultés pour les vaccins contre l’hépatite A (Avaxim®, et Havrix Adulte®), le vaccin combiné contre l’hépatite A et la typhoïde (Tyavax®) ainsi que le vaccin Engerix B20®.

3. En réponse à vos questions :

Quel est le délai acceptable pour administrer un vaccin ou des immunoglobulines anti-tétanos après une plaie ?
L’incubation du tétanos peut être très courte (1-3 jours). Chez les personnes sans immunité de base (au moins 3 doses), neutraliser la toxine éventuelle est donc une urgence ! Pour les personnes ayant été vaccinées, un délai de 24 heures est acceptable : le temps de vérifier le carnet de vaccination !

La vaccination par un vaccin méningo C conjugué d’un garçon de 13 ans a été suivie par l’apparition d'une papule de 5mm de diamètre au point d'injection dans le deltoïde puis, 4 semaines plus tard, d'un placard érythémateux à bords indurés. Avez-vous connaissance de ce type de réactions retardées ? Les réactions locales décrites habituellement avec ces vaccins sont précoces. La survenue 1 mois après l’injection évoque une réaction d'hypersensibilité retardée, peut-être à l'aluminium utilisé comme adjuvant. La symptomatologie la plus souvent observée en cas de sensibilisation liée à l’aluminium est un nodule au point d'injection, parfois accompagné d'un prurit, apparaissant de façon retardée. Le phénomène s'accentue lors des injections itératives de vaccins adsorbés sur aluminium, mais ne contre-indique pas les vaccinations ultérieures. La sensibilisation à l'aluminium peut ê! tre prouvée par des tests cutanés.

Un enfant de 7 ans a développé une varicelle 7 jours après sa première dose de vaccin ROR. Faut-il considérer qu’elle n’est pas valable (intervalle de moins de 4 semaines entre 2 vaccins vivants) ? Non. Malgré la recommandation - un peu théorique - de respecter un intervalle de 30 jours entre 2 vaccins viraux vivants, une infection virale aiguë survenant juste après une vaccination ROR n’est pas connue pour interférer avec la vaccination. La 2e dose suffira donc !

Une assistante dentaire de 47 ans a présenté une vascularite des membres inférieurs 7 jours après l'administration d'une première dose de l’hépatite B et d'un rappel dTPcoq. Le bilan étiologique à la recherche d'une connectivite sous jacente est resté négatif, il n'y a pas eu d'atteinte rénale et le tableau a régressé spontanément. La question qui se pose est celle de la poursuite de la vaccination hépatite B et du risque de récidive des manifestations ? Des épisodes de vascularite ont été décrits à peu près après tous les vaccins (nombreux « case reports » isolés) avec des délais tout à fait variables après l'injection. Aucune relation de causalité n'a jamais pu être établie et beaucoup de vascularites restent sans étiologie retrouvée. Cette vascularite n'est pas une contre-indication aux différents vaccins. Il suffit, comme pour la majorité des maladies à participation imm! unitaire, de proposer les vaccins à une distance empirique (6 mois ?) des poussées et d'éventuels traitements immunosuppresseurs. Pour l’hépatite B, la protection parait nécessaire chez cette patiente qui est assistante dentaire. En l’absence d'antécédent d'hépatite B une seule dose est clairement insuffisante.

Robert Cohen, Marie-Aliette Dommergues, Pierre Bakhache, Pierre Bégué, Pascal Besse, Véronique Dufour, Daniel Floret, Jean Marc Garnier, Joël Gaudelus, Emmanuel Grimprel, Nicole Guérin, Isabelle Hau, Didier Pinquier, Philippe Reinert, Olivier Romain, Georges Thiebault, François Vié le Sage, Brigitte Virey, Catherine Weil-Olivier, Claire-Anne Siegrist.


 
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Bulletin spécial été 2011

PÈLERINAGE À LA MECQUE
Vaccination obligatoire contre la méningite par un vaccin tétravalent A, C, Y, W 135. Attention à ne pas proposer le vaccin bivalent méningocoque A+C, voir le vaccin monovalent contre le méningocoque C.

Deux vaccins sont disponibles : le Menvéo® (+ de 11 ans) dans toutes les pharmacies (prix moyen à Marseille de 50 à 70 €), et le Mencevax® disponible seulement dans un centre de vaccinations internationales (45 € dans le notre).

D'autres vaccins sont conseillés : voir la fiche conseil ci-jointe destinée à vos patients (téléchargable sur le site www.marseille.fr ).

Nous ne délivrons pas de carnet international de vaccination pour une vaccination contre le méningocoque effectuée hors de notre centre (ce carnet n'est pas une obligation).

Les séances de vaccinations vont se concentrer après le Ramadan à partir du 5 septembre. Comme chaque année, notre centre accueillera les pèlerins les matins entre 9h et 11h.

PRÉVENTION DU PALUDISME
Depuis 2008, tous les États d’Afrique Noire impaludés à l’exception de Madagascar sont passés en groupe 3, en raison de l’augmentation observée par le Centre National de Référence du paludisme, des birésistances du falciparum à la chloroquine et au proguanil. Autrement dit, il ne faut plus prescrire pour ces pays, de Nivaquine®, de Paludrine® ou de Savarine®, y compris pour les Comores. Il en est de même pour le bassin amazonien dans son ensemble.

Liste des pays et situations détaillées de 14 pays concernés par le paludisme sur le site www.marseille.fr , onglet Santé et Social / vaccination.

RAPPEL : AEDES ALBOPICTUS – DENGUE ET CHIKUNGUNYA
Prévenez vos patients voyageurs se rendant dans les zones d'endémie de ces pathologies, de la nécessité de se protéger contre les piqûres de moustiques et de consulter immédiatement au retour en cas de fièvre. En effet, l'Aedes albopictus, alias moustique tigre, est désormais implanté dans de nombreux quartiers marseillais, et le risque d'importation de ces deux pathologies n'est pas négligeable (4 cas autochtones de dengue et de Chik en septembre 2010 à Nice et Fréjus).

RAPPEL : XVIIe ACTUALITES DU PHARO (1, 2 & 3 septembre à Marseille)
Cette année, les Actualités du Pharo (peut-être les dernières ?) auront pour thème : « Mère et enfant sous les tropiques ».

Voir le programme à l'adresse : http://www.actu-pharo.com/

Nous proposons aux médecins généralistes installés à Marseille, une réduction de 50% des frais d'inscriptions (qui inclus les repas du midi), soit 55 € (euros). Envoyez-moi un courriel avant le 12 août si intéressé.

Docteur Didier Seyler,
médecin responsable du service des vaccinations de la Ville de Marseille
Marseille, le 9 août 2011
--
Docteur Didier SEYLER
Médecin responsable du Centre de Vaccinations, Vaccinations obligatoires et recommandées, Vaccinations internationales et conseils aux voyageurs,
Direction de la Santé Publique
Ville de Marseille

23 rue Louis Astruc
13005 MARSEILLE
Téléphone : 04 91 55 32 82
Télécopie : 04 91 14 56 22
Courriel :  vaccinsetvoyages@mairie-marseille.fr

Informations sur le site de la mairie :
http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=426



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Bulletin spécial calendrier vaccinal Avril 2011

Quelques informations brèves sur la vaccination

ROUGEOLE 1

Le vaccin monovalent contre la rougeole est en rupture de stock dans les pharmacies en raison de l'épidémie qui prend toujours de l'ampleur.

Une réserve est accessible sur demande chez Sanofi Pasteur MSD (téléphone : 0 825 822 246) pour les indications spécifique de ce vaccins monovalent, c'est à dire chez les BB entre six et neuf mois qui auraient besoin de cette vaccination.


ROUGEOLE 2

L'épidémie de rougeole semble entrée dans une phase de décroissance saisonnière. Toutefois, ce n'est qu'un repli saisonnier ; la « puissance » de l'épidémie ces derniers mois (3000 cas en France en mars 2011 via la déclaration obligatoire !), et l'enquête de séro prévalence de l'InVs qui chiffre à 1 million 300 le nombre de personnes entre 2 ans et 29 ans naïf par rapport au virus, laisse présager d'un automne prochain très inquiétant. Les pouvoirs publics sont toujours tétanisés par l'ATCD de la grippe A et ne semble pas se décider à mettre en œuvre la seule mesure capable d'enrailler l'épidémie, c'est à dire une campagne de vaccination « massive » visant en gros 55 % des personnes de 2 ans à 31 ans naïves vis à vis de la rougeole soit 700 000 personnes. Dans les Bouches-du-Rhône cela représente 20 000 personnes à vacciner en priorité. Bien entendu ce chiffre ne peux être atteint qu'avec les médecins généralistes. Cela sera-t-il suffisant ?

En attendant, pensez à la vaccination rougeole à chaque occasion de consultation d'une personne née après 1980 (certificats divers, banal angine, etc.), et compléter le schéma vaccinal en deux doses de vaccins triple (ROR) si besoin.

ROUGEOLE 3 : CHIFFRES

La France est le premier exportateur de cas de rougeole en Europe du Nord et en Amérique ! Nous arrivons en deuxième position après la Bulgarie pour l'augmentation de l'incidence. En 2010, l'incidence de la rougeole en France a été multipliée par 3 chez les moins de un an (les plus fragiles) et par 5 pour les plus de 20 ans (où on compte les 5 décès).

En région PACA, 1229 cas de rougeole ont été déclarés depuis le début de 2011. (moins de 500 cas pour toute l'année 2010) La surveillance de l’épidémie de rougeole au travers des données des services d’urgences produisant des résumés de passages aux urgences (RPU) codés (23 services des urgences de la région PACA) confirme les tendances observées par les déclarations obligatoires. Depuis le début de l’année 2011, 549 passages aux urgences pour rougeole ont été enregistrés. Parmi les 549 passages aux urgences pour rougeole, on note 4 cas compliqués d’une encéphalite (patients de 1, 6, 8 et 24 ans), 30 cas compliqués d’une pneumopathie (16 enfants et 14 adultes) et un cas avec complications intestinales (patient de 19 ans).

ROUGEOLE 4

L'attitude pratique devant un cas contact isolé est différente de l'attitude pratique devant des cas groupés (plus de 3 cas dans le même lieu). Dans certaines situations rares, il peut être utile de prescrire des immunoglobulines. Si vous croisez ces situations, renseignez vous !

ROUGEOLE 5

N'oubliez pas que vous pouvez demander des kits de diagnostic salivaire à l'ARS (gratuit pour vous et votre patient). Les prélèvements sérologiques peuvent être prescrit à visée diagnostique si l’on dispose d’un laboratoire pouvant rendre le résultat en moins de 3 jours (recherche des IgM et IgG spécifiques).

COQUELUCHE

Les conditions de prise en charge du diagnostic biologique de la coqueluche ont été modifiées depuis le 15 mars 2011. La sérologie de la coqueluche n'est plus remboursable ; il existe une nouvelle cotation : la recherche par PCR de Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis sur aspiration nasopharyngées transnasales ou écouvillonages nasopharyngés (B140 = 37.80€).

Conditions obligatoires : toux inférieure à 3 semaines et vaccination supérieure à 3 ans (ou statut vaccinal non connue) ; ces deux critères cliniques doivent obligatoirement accompagner le prélèvement pour obtenir le remboursement. En cas de toux supérieure à 3 semaines, vous pouvez éventuellement prescrire un dosage des IgG anti toxine pertussique, non remboursable par la sécu.

SEMAINE EUROPEENNE DE LA VACCINATION (SEV)

La SEV se fera du 26 avril au 2 mai (6 mai à Marseille du fait des vacances). Notre service organise le vendredi 6 mai (à l'hôpital de la Timone) une conférence sur la vaccination conçu pour les élèves IDE de Marseille. Ceux qui ne travaillerons pas le vendredi après midi seront les bienvenus ; demandez moi le programme.

Visitez le site : http://www.semaine-vaccination.fr/MESVACCINS.NET

Ce site internet, indépendant de l'industrie pharmaceutique, à mis au point un système expert sur les vaccins fondé sur les recommandations officielles du Haut Conseil de la santé publique. Côté grand public, il s'agit d'une aide à l'éducation préventive, côté professionnel de santé, d'une aide à la décision médicale. Un «Carnet de vaccination électronique» utilise ce système expert de façon gratuite et sécurisé, et invente une nouvelle collaboration patient-professionnels de santé. Le médecin traitant est le seul autorisé à valider le formulaire pré-complété par le patient (profil santé).

FORMATION OGC (INDEMNISEE) SUR LA VACCINATION A MARSEILLE

Une journée de FMC pour les médecins généralistes sur le thème « Vaccination, de la stratégie à la pratique » est organisée à Marseille le samedi 21 mai, par la Société Française de Médecine Générale. J'en serais « l'expert ». Une occasion de se rencontrer ! Information sur le site de la SFMG (http://www.sfmg.org ) et/ou à c.guiguen@sfmg.org.

(NB : Si vous organisez une formation -sans laboratoire- sur les vaccinations ou sur la santé des voyageurs à Marseille, vous pouvez me contacter pour diffusion de l'information).

Docteur Didier Seyler, médecin responsable du service des vaccinations de la Ville de Marseille

Marseille, le 26 avril 2011
_____________________________

Notes :
Contacts de l'Agence Régionale de Santé pour les déclarations obligatoires (DO) et les demandes de kits salivaires rougeole.
Réception des alertes : 04.13.55.80.00

Mel : ars-paca-vss@ars.sante.fr

Télécopie : 04.13.55.83.44

Fiche de notification de la rougeole :

http://www.invs.sante.fr/surveillance/mdo/fiches/fiche_rougeole.pdf

Les recommandations officielles du calendrier vaccinal français 2011 :

http://www.invs.sante.fr/beh/2011/10_11/beh_10_11.pdf

--
Docteur Didier SEYLER
Médecin responsable du Centre de Vaccinations, Vaccinations obligatoires et recommandées, Vaccinations internationales et conseils aux voyageurs.

Direction de la Santé Publique
Ville de Marseille
23 rue Louis Astruc
13005 MARSEILLE
Téléphone : 04 91 55 32 82
Télécopie : 04 91 14 56 22
Courriel :  vaccinsetvoyages@mairie-marseille.fr

Informations sur le site de la mairie :
http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=426

Guide des vaccinations 2008, toutes les questions, toutes les réponses,
pratique, référencé & gratuit,
sous forme papier ou sous forme électronique :
http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1133.pdf




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Bulletin Spécial Calendrier Vaccinal Mars N°3/2011

1. Pour votre information.
Le calendrier vaccinal 2011 est disponible en cliquant ici .

Quelles en sont les nouveautés :

- Devant la recrudescence de l’épidémie de rougeole, la fréquence des cas chez des adultes de 20-29 ans (dont 22% ont été vaccinés à 1 dose), le CTV/HCSP recommande que tous les sujets nés depuis 1980 reçoivent tous 2 doses de vaccin trivalent et que les professionnels de la petite enfance nés avant 1980 reçoivent au moins une dose de vaccin . La vaccination des professionnels dont le statut est incertain peut désormais être effectuée sans sérologie préalable.
- Les données complémentaires concernant les vaccins contre les infections à papillomavirus permettent de lever les objections émises à l’encontre du Cervarix®, lors de sa mise sur le marché. Désormais les deux vaccins (Cervarix® et Gardasil®) sont considérés comme équivalents et recommandés.
- La liste des patients présentant des maladies sous jacentes justifiant la vaccination contre la grippe saisonnière a été mise à jour. La vaccination des femmes enceintes et des sujets obèses reste recommandée tant que le virus A(H1N1)pdm09 garde des caractéristiques pandémiques.
- La place du vaccin méningococcique conjugué quadrivalent ACYW135 a été précisée : en dehors des voyageurs, son indication reste limitée aux sujets à risque d’infection invasive à méningocoque et ce dès l’âge de 2 ans.

- Enfin, la publication récente de 2 cas d’encéphalites liées au virus vaccinal de la fièvre jaune chez des nourrissons dont la mère avait été vaccinée pendant l’allaitement amène à recommander que les femmes qui allaitent ne soient pas vaccinées (sauf situation épidémique) contre la fièvre jaune avant que l’enfant n’ait atteint l’âge de 6 mois. Ceci concerne tout particulièrement la Guyane.

En cliquant ici vous avez accès au calendrier vaccinal pratique InfoVac 2011.

La rougeole encore et encore : plus de 5000 cas ont été déclarés sur l’ensemble de l’année 2010. Et la sous-estimation des déclarations laisse penser que l’incidence réelle est au moins double. La distribution des cas par classe d’âge a évolué depuis 2008 passant de 4 à 8% pour les enfants de moins de un an et de 11 à 23% pour les adultes de 20 à 29 ans (avec une proportion de cas hospitalisés de 38% chez les moins de un an et de 46% chez les plus de 20 ans). Parmi les cas pour lesquels le statut vaccinal était documenté, 3% avaient reçu deux doses, 12% avaient reçu une seule dose et 84% n’étaient pas vaccinés contre la rougeole. Plus d’une cinquantaine de cas liés à une probable contamination nosocomiale ont été rapportés en 2010 incluant des professionnels de santé, exerçant o! u en formation, dans différents services de soins (services d’accueil des urgences, pédiatrie…).

2. Du côté des produits. Le vaccin HBVAXPRO® 5 et le Typhérix® sont de nouveau disponibles. Des difficultés d’approvisionnement sont à prévoir sur le Boostrixtetra® et le Varivax®. Trois vaccins sont indisponibles de façon durable : Avaxim®, Tyavax®, DTPolio®

3. En réponse à vos questions.
Un bébé de 1 an non vacciné a eu une rougeole certifiée par la sérologie. Actuellement âgé de 18 mois, faut-il le vacciner par un vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole ? 1 dose ou 2 doses?? Bien qu’il soit maintenant immunisé contre la rougeole, votre patient doit recevoir 2 doses de vaccin trivalent (à au moins un mois d’intervalle) pour pouvoir être protégé efficacement contre la rubéole et les oreillons.
J’ai vacciné avec une dose de ROR une patiente de 36 ans souhaitant avoir une grossesse, non
vaccinée et sans immunité contre la rubéole. 14 jours plus tard, elle a présenté tous les symptômes d’une rubéole (adénopathie, odynodysphagie, rash cutané, etc.). Est-ce normal ? Oui – c’est
malheureusement « le prix à payer » d’une vaccination tardive, après l’enfance ! En effet, ces symptômes
reflètent la réaction immunitaire contre le virus (qu’il soit sauvage ou vaccinal), réaction qui est toujours plus forte à l’âge adulte. Ainsi, comme pour la rubéole dont les symptômes augmentent avec l’âge, ces réactions sont rares chez l’enfant mais touchent plus souvent les adultes non immuns, parfois même avec des arthralgies persistantes. Un encouragement supplémentaire à vacciner le plus tôt possible !
Les crèches de mon secteur demandent aux parents dont les bébés ont reçu une dose de vaccin ROR à 9 mois de refaire une 2ème dose dans les plus brefs délais. Ces enfants seront-ils aussi bien protégés que si la deuxième dose est effectuée après 1 an ? Non !!! La deuxième dose (sauf contact avec un cas de rougeole) doit être réalisée après 12 mois. La réponse immunitaire au vaccin rougeole n'étant pas optimale avant 1 an, il est important d'attendre (comme le précisent les recommandations officielles) l’âge de 12 à 15 mois pour faire la 2ème dose.
Daniel Floret, Nicole Guérin, Marie-Aliette Dommergues, Pierre Bégué, Pierre Bakhache, Pascal Besse, Véronique Dufour, ,Jean Marc Garnier, Joël Gaudelus, Emmanuel Grimprel, Isabelle Hau, Didier Pinquier, Philippe Reinert, Olivier Romain, Brigitte Virey, François Vié le Sage, Catherine Weil-Olivier, Claire-Anne Siegrist, Robert Cohen.

 

Calendrier vaccinal simplifié en cliquant ci dessous.



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Communication du Docteur Didier Seyler du Centre de Vaccinations de la Ville de Marseille

► Les principales modifications concernent le rattrapage de la vaccination contre la rougeole :

► Toutes les personnes nées depuis 1980 et âgées de plus de 24 mois doivent avoir reçues deux doses au total de vaccin trivalent ;

► Ce rattrapage est désormais recommandés quels que soient les antécédents vis-à-vis des trois maladies ;

► Les recommandations pour les professionnels de santé nés avant 1980 s'appliquent désormais aussi aux professionnels de la petite enfance.

La justification de l'extension des indications de rattrapage se trouve dans l'avis du Haut Conseil de la santé publique du 11 février 2011 :
http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspa20110211_rougeoleadultes.pdf
► L'épidémie de rougeole constitue toujours une vive préoccupation, même si depuis un mois, les déclarations obligatoires dans les Bouches-du-Rhône sont stables.

Vous trouverez ci-joint un point épidémiologique régional avec un rappel des informations de base.

A Marseille, dans une enquête réalisée le 15 décembre 2010 dans les crèches municipales et associatives, 54 % des 2229 enfants de plus de 24 mois avaient avaient reçu deux doses de vaccin triple conformément à la recommandation (total des enfants 4347 dans 78 crèches ayant répondues à l'enquête, sur les 131 crèches existantes).

► La Semaine Européenne de la Vaccination, initiée par l'OMS Europe aura lieu cette année du 26 avril au 2 mai. Vous pouvez nous demander une affiche de cette manifestation (format A3) pour votre salle d'attente (dans la limite de nos stocks) ;

rendez-vous sur internet : www.semaine-vaccination.fr 

Confraternellement
Docteur Didier Seyler
Centre de Vaccinations de la Ville de Marseille

 



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  Enquête sur la vaccination contre le méningocoque C    Imprimer cet article  
 

Le méningocoque C est responsable d'environ un quart des méningites à méningocoque en France.

Aujourd'hui, du fait de l'impact de l'introduction et de la généralisation rapide de la vaccination contre le méningocoque C dans de nombreux pays européens, la France a désormais un des taux d'incidence d'infections invasives à méningocoque C les plus élevées en Europe (cliquer ici).

Depuis avril 2009, le CTV et le Haut Conseil de Santé Publique recommandent une dose de vaccin méningococcique conjugué C pour tous les sujets entre 1 et 24 ans (cliquer ici) .

L'obtention rapide d'une couverture vaccinale élevée conditionne l'efficacité de ce programme de vaccination.
Depuis janvier 2010, cette vaccination est remboursée par l'Assurance Maladie.
Infovac vous propose de participer à une enquête (qui devrait vous prendre quelques secondes) sur cette vaccination en remplissant un court questionnaire.
Cliquez sur le lien ci-dessous ou recopiez-le dans la barre d’adresse de votre navigateur pour accéder au questionnaire :
http://www.meningoc.etudeactiv.com

Nous comptons sur votre participation et vous en remercions par avance.

InfoVac France.


 
  Mise au point     Imprimer cet article  
 
Liste de diffusion de l'Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé) du vendredi 28 Janvier 2011

Messages d'alerte

28/01/2011 - [VAC] - Actualisation de l’information de sécurité concernant les vaccins Rotarix® et Rotateq® <http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-Points-presse/Actualisation-de-l-information-de-securite-concernant-les-vaccins-Rotarix-R-et-Rotateq-R>
L’Afssaps souhaite actualiser l’information délivrée le 26 mai 2010 concernant la détection de fragments d’ADN de circovirus porcins dans des lots de vaccin Rotarix® et Rotateq®. Ces virus sont fréquemment retrouvés dans certaines viandes et autres produits alimentaires, et ils n’induisent pas de maladie chez l’homme.
Dans l’attente d’analyses complémentaires, l’Afssaps avait recommandé des mesures de précaution sur l'utilisation de ces deux vaccins. A la suite de l’analyse de ces données, l’Afssaps, prenant en compte les conclusions de différentes instances de santé publique (dont notamment l’Agence européenne du médicament et l’OMS) considère que les mesures préconisées en mai pour ces vaccins peuvent être levées.
Rotarix® et Rotateq® sont des vaccins oraux utilisés chez les nourrissons à partir de l’âge de six semaines pour les protéger contre les gastro-entérites dues à une infection à rotavirus. Rotarix® et Rotateq®, autorisés en Europe depuis février et juin 2006 respectivement, contiennent une forme vivante atténuée des types de rotavirus qui provoquent des gastro-entérites chez l’homme.

Des fragments d’ADN du circovirus porcin de type 1 ont été mis en évidence dans des lots de vaccin Rotarix® ainsi que des particules virales, retrouvées uniquement à des stades initiaux et intermédiaires de la production de ce vaccin. Des fragments d’ADN de circovirus de type 1 et 2, ont également été identifiés dans des lots de vaccin Rotateq®.
Après évaluation complète de l’origine de cette contamination de certains lots de vaccin Rotarix® et Rotateq® et analyse de données cliniques rétrospectives, le comité d'évaluation des médicaments à usage humain de l’EMA a conclu le 18 novembre 2010 à l’absence de risque de santé publique. Ce type de virus (PCV) n'étant pas considéré comme pathogène pour l'Homme.

Compte tenu du fait que ces circovirus ne présentent pas de danger pour la santé humaine, et qu'aucun signal de pharmacovigilance n'a été rapporté à l'échelon international, il n'y a pas en l’état actuel des connaissances, d'éléments permettant de conclure à l’existence d’un danger lié à la présence de PCV dans ces vaccins. Aussi, sur la base de ces nouvelles données, l'Afssaps considère que sa mise en garde de mai 2010 peut être levée et rappelle l'importance d’utiliser tout médicament en conformité avec les indications et précautions d'emploi présentées dans l'AMM.

Comme l’a demandé le comité d’évaluation des médicaments à usage humain de l’EMA, les laboratoires fabricants mettent en place actuellement les mesures correctrices pour éliminer cette contamination afin que dans un avenir aussi proche que possible les lots de vaccins soient indemnes de toute présence de l’agent contaminant d'origine porcine.

Par ailleurs, et de façon tout à fait indépendante, sur la base des résultats des études de sécurité post commercialisation disponibles l’Afssaps rappelle qu’une faible augmentation du risque d’invagination intestinale aiguë dans les 7 jours suivant l’administration de la première dose ne peut être exclue pour les deux vaccins.

A la suite d’une réévaluation de ce risque à l’échelon européen, une modification du résumé des caractéristiques du produit pour Rotarix® et Rotateq® est en cours.
L’ensemble des données ne remet pas en cause le bénéfice/risque favorable des vaccins à rotavirus
L’Afssaps rappelle aux professionnels de santé que tout effet indésirable grave ou inattendu doit être déclaré au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent.

Contacts presse : presse@afssaps.sante.fr
Axelle de Franssu 01 55 87 30 33 / Magali Rodde - 01 55 87 30 22


 
 
SUIVIS RENFORCES / ENQUETES DE PHARMACOVIGILANCE EN COURS

Liste de l'affsaps à telecharger ci-dessous (du 02/02/2011)



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Vaccination des enfants de 2 à 11 ans présentant des facteurs de risque d'infections invasives à méningocoque

Novembre 2010. Un document de l'AFSSAPS.



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  Pèlerinage à la mecque : conseils de vaccinations - 2009    Imprimer cet article  
 
Centre de Vaccinations, Vaccinations obligatoires et recommandées, Vaccinations internationales et conseils aux voyageurs, Direction de la Santé Publique Ville de Marseille


2 éléments d'informations pour conseiller vos patients pèlerins à La Mecque.
Attention, il est possible que le vaccin contre la grippe saisonnière soit obligatoire pour avoir le visa cette année.
(source Ministère des Affaires étrangères français, mais sans autre confirmation)

Brèves :

- Prochaine information à venir sur le vaccin 23-valent (Pneumo 23°) contre le pneumocoque, dont les indications semblent souvent dépassées par excès.
- Pour les confrères nouvellement sur la liste de diffusion qui souhaiteraient recevoir la petite mise au point sur les conseils aux voyageurs en 2009, me demander par retour de mail.
-
Grippe A : Conduite à tenir devant un syndrome grippal : relire les fiches du ministère, et ne pas envoyer vos patients non graves aux urgences notamment pour un prélèvement, qui ne sera pas fait (les Urgences sont actuellement trop sollicitées par des demandes de prélèvement ou de prise en charge qui relève du médecin traitant)
Fiches au :
http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/prise-charge-vos-patients/prise-charge-vos-patients.html



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Centre de Vaccinations Internationales de la Ville de Marseille

Conseils aux Voyageurs 2009 Pèlerins se rendant à la Mecque



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  La Lettre du réseau Périnatalité    Imprimer cet article  
 
12 éme lettre Avril 2009

 Accéder au site du réseau périnatalité en cliquant ici




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  Vaccination contre l’hépatite B    Imprimer cet article  
 
19 mai 2009, « Journée Mondiale contre les Hépatites », la Ville de Marseille et la Direction de la santé publique

s’associent aux divers partenaires de cette journée à Marseille.

C’est l’occasion de faire le point sur le vaccin contre l’hépatite B.

L’hépatite B, un problème de santé publique ?

Réduire de 30 % la mortalité des hépatites chroniques d’ici 2008 était l’un des 100 objectifs -non atteint- de la loi de santé publique de 2004.

L’hépatite B reste en France un problème de santé publique. Près de 1300 personnes meurent de ses conséquences chaque année (par cirrhose et cancer du foie) et environ 270 000 personnes présentent une hépatite B chronique, dont la moitié d'entre-elle ignore leur statut.
A titre de comparaison, 250 personnes meurent chaque année en France du Sida, pour lequel nous ne disposons pas de vaccin.

Ces chiffres sont en augmentation faible mais constante ; dans les autres pays de l’Union Européenne, ils sont à la fois plus faibles et en phase de décroissance.

La couverture vaccinale en France se situe autour de 25 % chez les enfants de deux ans, contre de 90 % dans la plupart des pays voisins.

Cette situation est paradoxale pour un pays développé et pour une maladie à dépistage simple, peu coûteux et à prévention vaccinale efficace et sûre. Cette maladie dispose désormais d’un traitement stoppant sa progression vers la cirrhose et l’hépatocarcinome, à défaut pour le moment, de provoquer une guérison comme dans 50% des cas d’hépatite C.

L’hépatite B frappe préférentiellement des populations plutôt socio-économiquement déshéritées (prévalence trois fois supérieure de l’hépatite chronique B pour les personnes en CMU), et les individus originaires de pays à forte prévalence.

pour en savoir plus cliquer sur le lien ci-dessous...


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Centre de Vaccinations Internationales de la Ville de Marseille

Prévention du paludisme Pays du groupe 3 
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Pour les enfants de moins de 30 mois (2 ans ½) 2008

I) PROTECTION CONTRE LES MOUSTIQUES INDISPENSABLE

II) TRAITEMENT PREVENTIF INDISPENSABLE
(Non remboursable par la SS)


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Pour les enfants de 30 mois (2 ans ½) à 8 ans 2008




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Pour les enfants de plus de 8 ans 2008


 


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  HPV    Imprimer cet article  
 
CERVARIX®, GARDASIL®
informations et modérations


Chère consœur, cher confrère,

Je saisie l’occasion de l’inscription de CERVARIX® sur la liste des vaccins remboursables et de la publication de l’article sur GARDASIL® dans le journal le Monde d’avant-hier (voir le texte ci dessous) pour réagir collectivement à certaines questions qui me sont posées à propos de la vaccination contre le HPV en rappelant l’état des connaissances scientifiques.

Le rapport bénéfice/risque et coût/efficacité du vaccin chez la jeune fille de 14 ans souffre d’un certain nombre de limites clairement expliquées dans l’article du Monde ci-dessous et dans les avis officiels que je vous invite à lire ou à relire :

CTV et CSHPF séance du 9 mars 2007 :
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/cshpf/a_mt_090307_papillomavirus.pdf ;
HAS, commission de la transparence du 18 avril 2007 :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct-4029_gardasil.pdf

L’indication dite de rattrapage, entre 15 ans et 23 ans chez la jeune fille n’ayant pas eu de rapport sexuel depuis plus d’un an, offre un bénéfice personnel moindre que l’indication principale, et il convient de rappeler l’inutilité de la vaccination au delà de cette indication de rattrapage.
Lire le rapport (critique) de l’Académie Nationale de Médecine :
http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=26&idLigne=1196

Le frottis de dépistage reste l’outil de prévention majeur du cancer du col de l’utérus, disposant d’un fort niveau de preuve, et il est indispensable de parler de celui-ci lors d’une vaccination contre le HPV, qui en aucun cas ne remplace le dépistage par frottis.

Dans notre centre de vaccinations, nous constatons trop souvent des vaccinations hors indications et/ou des jeunes filles n’ayant bénéficiées d’aucune information sur le frottis.

Je renouvelle l’invitation à lire les deux avis officiels ci-dessus, et pour ceux qui veulent plus d’informations, je vous suggère le site des confrères de l’URML de la Réunion qui ont fait un travail pédagogique tout à fait remarquable :
http://www.urml-reunion.net/ddi/gardasil/vaccination_txt.html

Bonne lecture
Très cordialement
Docteur Didier Seyler



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  infovac    Imprimer cet article  
 
Bulletin INFOVAC France de Septembre 2010

1. Pour votre information :
Vaccination contre les rotavirus et risque d’invagination. Les essais cliniques incluant chacun plus de 70'000 enfants en Finlande et aux USA (RotaTeq®), en Amérique centrale ou en Europe (Rotarix®) n’avaient pas montré de risque accru d’invagination. Mais la pharmacovigilance mise en place à large échelle à Mexico a identifié un risque relatif de 1.7 après la première dose de Rotarix®, correspondant à environ +1-2 cas pour 100'000 vaccinés. Les données de surveillance active ne sont pas encore assez nombreuses pour confirmer ou exclure un risque semblable pour le RotaTeq®. Les autorités de santé concernées estiment cependant que les bénéfices justifient la poursuite des programmes de vaccination: à Mexico, par exemple, la vaccination de 2 millions de nourrisso! ns pourrait déclencher 20-40 invaginations mais permettrait d’éviter chaque année 12'000 hospitalisations et 700 décès. La notice du Rotarix® a donc simplement été modifiée pour que les professionnels de santé tiennent compte de cette éventualité. Pour en savoir plus : Global Advisory Committee on Vaccine Safety

FDA . Rappelons que tout risque lié à la présence de particules virales ou fragments d’ADN de circovirus 1 ou 2 est maintenant écarté par l’agence européenne (EMA) et la FDA pour les deux vaccins (Rotarix® et RotaTeq®)
Les vaccins contre la grippe sont disponibles en pharmacie. Commencer à vacciner dès maintenant en particulier vos patients (à risque ou qui souhaitent être protégés) qui justifient 2 doses pour être bien protégé contre les 3 souches du vaccin.

Vaccinations grippes antérieures 6-35 mois 3-8 ans > 9 ans
Aucune 2 ½ doses* 2 doses* 1 dose
Grippe saisonnière uniquement#
Grippe H1N1 uniquement
Grippe saisonnière# + 1 injection de Panenza®
Grippe saisonnière# + 2 injections de Panenza® ou 1 injection de Pandemrix® ou Focetria® 1 ½ dose 1 dose

*Quand 2 injections sont nécessaires un délai d’un mois doit être respecté.
# Quand le schéma recommandé pour l’âge a été appliqué l’année précédente.

2. Du côté des produits. L’approvisionnement en InfanrixHexa®, InfanrixQuinta® et Havrix® Adulte tend à redevenir normal. Par contre, Engerix B10 et Havrix Enfant restent indisponibles. Trois vaccins sont indisponibles de façon durable : Avaxim®, DTPolio® et HBVAXPRO5®
3. En réponse à vos questions.
Avec tout ce qui a été dit sur la grippe A, certains patients demandent un vaccin sans la grippe A : est-ce que ça existe ? Non. Tous les vaccins contiennent la souche A/H1N1/09, qui se comporte maintenant comme une souche saisonnière (voir tableau ci-dessus) – et 2 souches H3N2 et B qui n’ont encore jamais circulé en France. Mais les effets secondaires ne dépendent pas des virus mais des adjuvants que les vaccins 2010-2011 ne contiennent pas.
Peut-on éviter de vacciner ceux qui ont attrapé la grippe A en 2009 ? Il est très probable qu’une grippe confirmée donne une immunité suffisante pour éviter les complications – même si les taux d’anticorps pourraient être redevenus trop bas pour éviter l’infection - et donc les risques pour l’entourage. Mais le vaccin contient aussi 2 souches nouvelles, il est donc nécessaire de se revacciner pour être bien protégé. Cependant, les enfants de 3-8 ans vaccinés pour la grippe saisonnière et ayant eu une grippe A/HINI prouvée, une dose ! de vaccin au lieu de deux, est suffisante.
N’est-ce pas dangereux de refaire une dose de vaccin contre la grippe A si on a été infecté en 2009? Rien ne le suggère. Les campagnes de vaccination ayant eu lieu au printemps dans l’hémisphère Sud avec les vaccins disponibles n’ont pas identifié d’augmentation des effets secondaires. En fait, il est fréquent de vacciner des personnes ayant attrapé la grippe de l’année précédente… sans le savoir.

Le Prevenar 13 a remplacé le Prevenar (PCV7) en France depuis Juin 2010. En dehors du remplacement dose pour dose du PCV7 par le PCV13 dans les schémas habituellement recommandés, le CTV et le HCSP (en savoir plus)  recommandent une dose supplémentaire de PCV13 pour tous les enfants de 1 à 2 ans ayant déjà reçu un schéma vaccinal complet par le PCV7. InfoVac vous propose de participer à une enquête (qui devrait vous prendre quelques secondes) sur cette vaccination en remplissant un questionnaire comportant 5 questions. Si vous n’avez pas encore répondu cliquez sur le lien suivant : Enquête Prevenar 13 <http://www.prevenar13.etudeactiv.com/> . Les résultats de cette enquête seront présentés lors de la XIVème Journée de Pathologie Infectieuse Pédiatrique Ambulatoire le 9 Octobre 2010.

Claire-Anne Siegrist, Didier Pinquier, Pierre Bégué, Pierre Bakhache, Pascal Besse, Marie-Aliette Dommergues, Véronique Dufour, Daniel Floret, Jean Marc Garnier, Joël Gaudelus, Emmanuel Grimprel, Nicole Guérin, Isabelle Hau, Philippe Reinert, Olivier Romain, Brigitte Virey, François Vié le Sage, Catherine Weil-Olivier, Robert Cohen.
 


 
 
Bulletin INFOVAC France de Juillet 2009




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Bulletin INFOVAC France de Mai 2008


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Bulletin Infovac-France Avril 2009


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avis du Haut Conseil de la Santé Publique du 19 mars 2008 sur la vaccination anti-coqueluche

L'objectif principal de cette recommandation est de protéger les
nouveaux nés (moins de 6 mois), cible la plus fréquente de la coqueluche
depuis la mise en place efficace de la vaccination universelle, par
contagion en provenance soit de la famille soit du personnel médical.

telecharger le rapport complet ci-dessous


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  Le calendrier vaccinal    Imprimer cet article  
 
LE CALENDRIER VACCINAL 2007

L’un des plus important progrès en matière de pédiatrie est la vaccination. Chacun est libre de penser, mais les parents doivent le faire pour leurs enfants et souvent décider pour eux.
Les médecins ont un rôle avant tout d’information et très peu de vaccins sont obligatoires, la plupart recommandés…
 
Le BCG vaccin contre la tuberculose reste d’actualité mais n’est plus obligatoire. Ceci en raison du grand nombre d’effets secondaires locaux au point d’injection. C’est un vaccin vivant, atténué, indiqué non plus à titre systématique mais seulement en cas de risque pour l’enfant. Voir l article spécifique sur ce thème.
Il peut-être fait dès le 1er mois en cas de nécessité.
 
Au 2eme 3eme et 4eme mois :
Il faut associer 2 vaccins en des sites différents :
Celui de la diphtérie du tétanos de la poliomyélite de la coqueluche acellulaire ;associée à la redoutable méningite à haemophilus B (INFANRIX QUINTA OU PENTAVAC) ;
Et celui des infections graves dues au pneumocoque, méningite en tête, le PREVENAR
Ces deux vaccins doivent être faits ensemble sans craindre quoique ce soit ;tout au plus un bébé grognon ou fébrile 48h.
Ce choix vaccinal précoce s’impose vue la gravité de la coqueluche et des 2 méningites qui surviennent le plus souvent au 5 ou 6 m mois. Il faut donc vacciner avant.
Le rappel doit être fait vers 15 ou 16 mois en associant aussi les 2 vaccins
 
Au 5eme et 6eme mois
C’est la place idéale pour les vaccins contre l’hépatite B.
Celui-ci a fait beaucoup de polémique inutile et néfaste notamment vis-à-vis d’un risque non confirmé de déclencher des cas de sclérose en plaque.
Les enfants peuvent se contaminer par leur mère d’où l’importance du dépistage lors de la grossesse, puis par accident (transfusion, ou surtout seringue dans un parc ou sur la plage) puis plus tard par relation sexuelle, ou lors de voyages de plus en plus fréquents chez les jeunes.
Il y a très peu d’effets secondaires. Le rappel se fait six mois après et c’est tout.
 
Vers 9 mois
C’est la période idéale pour la vaccination cotre la rougeole, les oreillons, la rubéole. Ces trois maladies posent de sérieux problèmes.
La rougeole est l’une des maladies qui tuent le plus d’enfants dans le monde (en majorité dans les pays en voie de développement). Chez nous les formes sont plus tardives, peuvent évoluer vers des complications neurologiques dégénératives graves ou pulmonaires.
Les oreillons sont source de sterilite ou de méningites virales plus fréquentes pouvant laisser des séquelles à titre de surdité.
La rubéole est redoutable chez la femme enceinte avec des anomalies du fœtus graves touchant le cœur et le cerveau.
Le rappel de ces trois vaccins est indispensable à 2 ou 3 ans
 
À 1 an
C’est le rappel de l’hépatite B que l’on peut associer à la vaccination contre la méningite C.
En France celle-ci est appliquée de façon systématique lors d’épidémie...(TOULOUSE, CLERMONT.BARCELONETTE..) Et toujours dans un contexte d’urgence ..et donc de vaccination de masse ..et de rupture de vaccin, ceci est peu compréhensible. Ce vaccin est utilisé de longue date aux USA et au Canada et dés 2 mois.
 
15 mois rappel DTCP et les 2 méningites (haemophilus B et pneumocoque)
 
2 ou 3 ans rappel rougele oreillon rubéole
 
6 ans et 11 ans rappel DTCP
 
12 ans rappel MENINGITE C
 
13 ans pour les jeunes filles vaccin contre le papillomatovirus responsable de 250 cancers du col par an en France. Ce vaccin se fait en trois injections à 0, 2 et 6 mois. Sans souci.
 
14 ans HEPATITE A pour les ados n’ayant jamais eu de « jaunisse » C’est à cet âge que le risque d’hépatites graves est le plus important.vaccin non remboursé, assez cher à faire en 2 injections à 1 an d’écart.
 
À part :
 
 À 2 et 3 mois, il faut proposer le vaccin contre les gastro-entérites. Celui-ci est bien toléré avec parfois fièvre et selles molles 8 jours après. Il se fait par voie orale en 2 ou 3 prises suivant le labo (ne pas associer les labos). Il est cher, mais ceci regarde les parents. Il est surtout indiqué pour les enfants élevés au biberon ou qui devront fréquenter les crèches...
 
Le vaccin contre la varicelle existe depuis longtemps.Son immunité est médiocre et doit être injecté en 2 doses. Des cas de varicelles tardives mal tolérées ayant été décrits aux USA malgré 1 dose.
 
Le vaccin de la grippe n’a aucun intérêt chez l’enfant sain. Il faut protéger les enfants cardiaques ou ayant une maladie respiratoire lourde (asthme, mucoviscidose..)
 
Les anciens prématurés de moins de 32 SA doivent être protégés contre la bronchiolite à VRS (virus respiratoire syncithial). Ce vaccin est pris en charge pour ces premas.
 
 

 


Evénement
 
Les Vaccins quid des nouveautés

Article parru dans LA PROVENCE pour l'annonce cette conférence

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Soirée professionnelle "Les vaccins : Quid des nouveautés?"

Cette soirée aura lieu le Jeudi 22 novembre 2007 au Cercle des Nageurs, Extrémité Bd Charles Livon, 13007 Marseille.
Horaires: De 19h30 à 23h30.

Frais d'inscription comprenant le cocktail dînatoire et le résumé des interventions

Médecin / Pharmacien : 40 €
Sage-femme : 30 €
Infirmière/Puéricultrice : 20 €
Préparateuren pharmacie : 20 €
Etudiant/Interne : 17 €
Adhérent Autour de l'enfant : 17 €

Télécharger le programme et le bulletin d'inscrition ci-dessous.
Merci de nous renvoyer le bulletin d'inscription ainsi que votre aimable réglement le plus rapidement possible.

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Actu Vaccin
 
ACTUALITES CONSEILS AUX VOYAGEURS 2007

Dossier de l'institu BOUISSON BERTRAND - CHU/MIT à telecharger ci dessous



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Obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG

Vous trouverez ci-joint le Décret n° 2007-1111 du 17 juillet 2007, paru au JO de ce jour, relatif à l'obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG. L'obligation mentionnée à l'article L. 3112-1 du code de la santé publique est suspendue pour : 

A. - Les enfants de moins de six ans accueillis :
1° Dans les établissements, services et centres mentionnés à l'article L. 2324-1 ;
2° Dans les écoles maternelles ;
3° Chez les assistantes maternelles ;
4° Dans les pouponnières et maisons d'enfants à caractère sanitaire relevant de l'article L. 2321-1 ;
5° Dans les établissements mentionnés aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.

B. - Les enfants de plus de six ans, les adolescents et les jeunes adultes qui fréquentent :
1° Les établissements d'enseignement du premier et du second degré ;
2° Les établissements mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 4° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.

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Discours de Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN

Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, pour le lancement  du programme national de lutte contre la tuberculose, le Mercredi 11 Juillet 2007.

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Dernière mise à jour : 16/01/2012
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