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  Vidéos réalisées par Agnes GAUBIL    Imprimer cet article  
 
Obésité partie 1



 
 
Obésité partie 2



 
  Prévalence de l’obésité chez l’enfant    Imprimer cet article  
 
Les données rapportées sur l’évolution de la prévalence de l’obésité chez l’enfant au cours des 40 dernières années font désormais de ce phénomène un problème majeur de santé publique. L’ensemble des pays industrialisés est concerné. Sur un plan national, la France n’échappe pas à l’augmentation de la prévalence de l’obésité pédiatrique avec un pourcentage d’enfants obèses (Indice de Masse Corporelle ou IMC situé au-dessus du 97ème percentile des courbes de référence françaises) passant de 3 % en 1965 à 6 % en 1980, 12 % en 1996 pour atteindre 15 % en 2000. Localement, notre région comme l’ensemble des pays méditerranéens en général est tout particulièrement concernée et les chiffres rapportés y sont supérieurs à la moyenne nationale.
 
 Les différentes études épidémiologiques françaises, difficiles à analyser du fait de la grande diversité des méthodologies utilisées, ont également permis de mettre en évidence le rôle de facteurs socio-économiques. Ainsi, l’origine ethnique, l’existence d’un surpoids ou d’une obésité chez l’un ou les deux parents, le faible niveau de revenu mensuel du foyer, le faible niveau d’instruction et l’habitation en milieu rural semblent associés à un risque accru de surpoids ou d’obésité chez l’enfant. Une meilleure compréhension du rôle de ces facteurs qui peuvent être à l’origine des différences d’activité physique, de sédentarité et d’alimentation observées chez l’enfant est cependant nécessaire pour la mise en place de politiques de prévention efficaces. Enfin, la précocité du rebond d’adiposité, quand il survient avant l’âge de 5 ans, doit faire craindre l’apparition d’une obésité.
 
En conclusion, la prévalence de l’obésité est désormais d’environ 15 % dans la population pédiatrique française. L’augmentation est plus marquée pour les obésités massives que pour les obésités modérées. Il est donc particulièrement important de prévenir le développement ou de prendre en charge l’obésité pendant l’enfance afin d’éviter une évolution pathologique devenant avec le temps beaucoup plus difficile à corriger. Les risques de mortalité et de morbidité sont par ailleurs plus élevés chez les sujets ayant été obèses à l’adolescence même pour ceux qui rejoindront un poids normal à l’âge adulte.

Dr Jean-Christophe MAS
Service d’Endocrinologie Pédiatrique
CHU de NICE

 
  OBESITE – TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE    Imprimer cet article  
 
PATHOLOGIE DU « NON » DANS LA SEPARATION INDIVIDUATION

Pendant la grossesse, le fœtus fait corps avec la mère par l’intermédiaire du cordon. On peut difficilement penser qu’il sera à l’origine de façon individuelle de sa macrosomie .             
       
De façon évidente, on peut envisager des éléments génétiques, individuels mais aussi déjà une anticipation du mode relationnel mère/enfant «  il faut manger pour deux » est une phrase récurrente. D’où des modifications fréquentes de la femme enceinte avec augmentation de l’apport calorique et une diminution des activités physiques et recentrage précoce antérieur à la préoccupation maternelle primaire sur le ventre au détriment de la femme-maîtresse, femme sociale.
Après l’accouchement, tout se passe dans l’entre-deux ; les relations se centrent sur le regard, le toucher, le partage, la voix (les mots), les odeurs et aussi l’allaitement.
De l’allaitement par le cordon ombilical nous passons au sein, au lait le « faux sang blanc » comme le dit Golse (n’oublions pas que la mère mange pour faire du lait). L’enfant appelle, induit un sentiment d’urgence chez la mère qui lui répond en fonction de sa capacité à digérer cette urgence. Trop tard, trop vite, raisonnable mère suffisamment bonne selon Winnicot.
Dans tous les cas, c’est déjà autour de l’allaitement que vont se construire des rythmes et des micro-rythmes de repères temps mais aussi espace avec la possibilité, en fonction de la fragilité de chacun, de faire des contre-temps, voir d’en arriver à de la véritable cacophonie. Trop peu, trop plein, problèmes de rejets, problèmes de caca.
80 % consultent pour des troubles de l’alimentation.  
Quelle mère se plaint précocement de son enfant qui prend trop de poids, qui voit son enfant  s’épanouir, grandir ? 
« Je lui prends déjà du 3, 6 ou 9 mois » ! Et nous sommes là dans les perceptions sociales du bébé à travers le regard de la mère.
Narcissisme primaire, narcissisme secondaire, narcissisme social avec le trouble de l’estime de soi qui peut pointer.
Mais pourquoi le trop manger nous semble tout autant à risque que le déjà gros ?
Nous sommes là au cours de la pathologie du narcissisme secondaire qui est la capacité de s’aimer à travers l’autre.
 Celui auquel on répond tout de suite au moindre cri mais sans rapport avec faim nous conduit à une absence de rythme plein-vide et on a aussi l’impression que lui et l’autre ne font qu’un .

 
 
Le mode de fonctionnement pourrait s’ expliqué de la façon suivante :
Réponse immédiate sinon anxiété il y a annulation de l’espace mère –enfant et 1+1=1
Réponse trop tard : l’enfant se construit de façon 1 + 1 = 1 car l’autre, la mère, est égal à 0, trop lente à la réponse l’anxiété émerge ainsi que les fréquentes angoisses d’abandon et dès que possible une recherche de plaisir immédiat.
Le corollaire pour ces deux modèles est une pathologie du narcissisme et donc un trouble de l’estime de soi avec tendance à utiliser le corps et les sensations en court-circuit de la pensée.
La vie ne fait pas elle non plus de cadeaux et scande ces relations précoces de ses avatars : séparation parentale, déménagements multiples, éclatement des modèles familiaux, dépression parentale … tant de raisons pour fragiliser les repères et permettre à chacun de rechercher ailleurs un plaisir, un repère facile.
 
PROBLEMES SOCIO-EDUCATIFS
 
Dois-je rappeler que précédemment, il y a fort, fort longtemps, pour manger il fallait « aller »  à la chasse ou la cueillette pour satisfaire le besoin de la faim. L’évolution socio-économique nous met dans une société de facilité et d’abondance. Seule alors apparaît comme difficulté dans le choix « le goût » et apparaissent des confusions entre le besoin et l’appétit avec un risque de glissement vers le plaisir immédiat
A travers ce bref modèle, on voit pointer deux éléments permanents qui induisent un trouble du comportement :
- La diminution des déplacements et activités physiques
- Le plaisir qui favorise la répétition du plaisir sucré ou salé sans recherche de satiété et de diversification alimentaire qui demande un effort en risquant un apport calorique majoré. Mais le plaisir fait lien affectif car il est repère stable.
Ce mode de fonctionnement plaisir intervient aussi dans les jeux. En effet, le mode de vie en milieu urbain en appartement oblige à une modification des jeux et activités ludiques, faire un foot, une cabane, une partie de pêche sont illusoires.
La place est faite à un gavage TV et à un gavage Vidéo et parfois un gavage intellectuel .
Avec une dépendance créée par les médias : à 2 heures de TV = 20 minutes de pub centrée sur allaitement.
Les 2 sont des abus alimentation et TV sont possiblement liés car ils suppléent au manque notamment relationnel et de repère temps/espace (TV 24 h/24 h – Actuellement frigo plein.)
 
Seules sont références et limites celles posées par les parents, les éducateurs « la loi ».
Mais beaucoup de parents sont pressés, réfléchissent pour comprendre leur enfants au détriment des repères et limites.
 
Dans ces conditions émerge l’adolescence :
 
N’oublions pas la vieille image du négatif photo comme illustration de la crise d’adolescence.
 
D’un mauvais négatif on ne peut faire une bonne photo
D’un bon négatif tout est possible du bon comme du mauvais.
 
L’adolescence dans ce qu’elle remet en question les repères corporels, socio-éducatifs, psychologiques et familiaux a tout pour permettre l’apparition ou le renforcement d’un trouble du comportement alimentaire obésité.
 
Le corps se transforme à l’adolescence et fait défaut dans les repères parfois il déçoit d’où la fréquente émergence de l’auto agressivité. Fréquemment l’adolescent se sent laid et s’enlaidit. Le jeune en surpoids a à son service l’alimentation comme outil d’agressivité.
 
Le corps affectif est alors l’expression de la fragilité narcissique et des émergences oedipiennes.
De même l’alimentation aberrante est un mode opposition individuation du modèle parental.
Repas debout hors famille.
Modèle Alimentaire ado : fast food et alimentation régressive fréquent et en petite quantité.
Le trouble alimentaire antérieur s’exacerbe alors dans l’éventuel conflits pouvant aller jusqu’aux vols intra ou extra familiaux.
Dans les relations aux parents, le corps protège des fantasmes incestueux, avec dans un premier temps une anticipation de la féminité, phénomène qui par la suite s’inverse de par le modèle social actuel de la femme.
Qui n’a pas entendu en lutte contre les limites : je m’arrête quand je veux, je maîtrise, je ne suis pas dépendant de mon corps. et ce corps loin de l’idéal imaginaire remet en question les distances avec les parents.
Corps en danger ? et les parents se rapprochent de l’adolescent au détriment du groupe (contraire du processus adolescent normal). Mais alors on se raccroche au groupe par d’autres comportements d’adolescents (délictueux et addictifs) ou par intellectualisation ou pathologies dépressives.
Le corps à l’adolescence est aussi objet social de la mode, on le masque, on le bisexualise ou on l’expose, le jeune en mal être par lutte contre l’estime de soi ignore ou surinvestit son corps social.
 
La bonne santé est une réalité somatique mais elle est aussi une réalité individuelle, intra familiale, intellectuelle et sociale.
Le surpoids n’est pas une fatalité relationnelle, sournois, il fait lit dans l’entre deux mère enfant et éclos dans la fragilité de l’enfant fréquemment dans des relation où le non n’a pas était possible, le non étant aussi la protection, l’individuation et le respect de chacun.


 
  Obésité et grossesse    Imprimer cet article  
 
Obésité morbide et grossesse

Le taux d’obésité augmente de façon dramatique dans la population générale ainsi que chez les femmes en age de procréer. En Suède par exemple le nombre de femmes en age de procréer présentant un surpoids a doublé entre 1980 et 1997. De la même façon, le nombre de femmes souffrant d’obésité morbide ( IMC >40) a beaucoup augmenté dans la dernière decennie.

Les effets néfastes de l’obésité morbide sont reconnus depuis longtemps, avec un  taux de diabète et HTA plus élevés que dans la population générale.

Les complications anesthésiques et chirurgicales sont également plus fréquentes.

Pendant la grossesse on reconnaît habituellement la survenue de complications telles que HTA, prééclampsie, diabète gestationnel, macrosomie fœtale, mort fœtale in utero de même qu’un taux plus élevé de césariennes.

Plusieurs études récentes essaient d’évaluer l’incidence de l’obésité morbide sur la grossesse mais la plus importante est probablement celle de Cedergreen en 2004. Il s’agit d’une étude suédoise prospective de cohorte qui compare 3480 femmes souffrant d’obésité morbide, 12698 femmes avec un IMC entre 35 et 40 à des femmes de poids normal. 

Les auteurs mettent en évidence une augmentation du risque de prééclampsie (OR=4,82), de mort fœtale in utero (OR=2,79), du nombre de césariennes (OR=2,69), d’extractions instrumentales (OR=1,34), de dystocie des épaules (OR=3,14) , d’émission de méconium (OR=2,85) de souffrance fœtale (OR=2,52), de mort néonatale précoce (OR=3,41) et de macrosomie fœtale (OR=3,82) chez les patientes présentant une obésité morbide. Pour celles qui ont un IMC entre 35 et 40 les résultats sont similaires mais moins significatifs. 

Une étude française parue en 2004 de Grossetti et Herlicovietz présente les mêmes conclusions en analysant 2472 patientes avec une obésité morbide. Pour nôtre part à l’occasion de ces journées nous avons fait une petite étude rétrospective concernant ce type de patientes et nous retrouvons des résultats comparables aux données de la littérature. 

Chez les patientes porteuses d’un anneau gastrique, il faut par ailleurs souligner  les risques d’occlusion par volvulus et de perforation pendant la grossesse.

Pour les patientes ayant bénéficié d’une dérivation biliopancréatique  dans le cadre du traitement de leur obésité, pendant la grossesse il existerait également un risque de carence  en fer,folates, B12 et calcium avec de possibles conséquences sur le fœtus.

B.Guidicelli V.Roger

 


 
  Sport & Santé    Imprimer cet article  
 
Prévenir et combattre l'obésité infantile par la sport

Télécharger la plaquette d'information concernant les activités hebdomadaires du programme Sport / Santé mis en place sur le Centre Sportif Départemental de Fontainieu en partenariat avec la Fédération Française EPGV.


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L'Etoile Sportive Gombertoise

 Cette association est un club sportif en direction des jeunes. Il y a une section foot, futsal, boxe et sport pour les personnes handicapées. L'association travaille autour d'un projet pédagogique, éducatif pour le développement de l'enfant. l'Etoile Sportive Gombertoise ouvre les questions sur le sport citoyen et réaffirme l'importance des liens entre éducation et citoyenneté. Le sport doit être un support ludique et pédagogique où chaque enfant doit trouver sa place pour partager, créer, échanger, les séances sont un temps pour apprendre à vivre ensemble.

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Liens
 
Site sur l'obésité à visiter


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Autour du poids de l'enfant
 
Exposé De MME MAGALI MARZINI lors de la soirée "PARENTS" "AUTOUR DE l'ENFANT" du 30/01/2007

Telechargez l'exposé intitulé "Autour du poids de l'enfant"

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Les conduites à tenir pour lutter contre l'obésité
 
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La programmation périnatale des maladies cardio-vasculaires
 
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Opportunité de mettre en place un réseau de santé centre sur l'obésité infantile.
 
Télécharger le compte rendu de la table ronde du 23 novembre 2005.

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La chirurgie de l'obésité en France de 1997 à 2003
 
Télécharger l'étude et les résultats.

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Allaitement maternel : Prévention de l'obésité ?
 
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Prévention de l’Obésité de la Grossesse à l’Adolescence
 
1ere journée Autour de l'enfant du 16 juin 2005.
Sous l’égide de la Réunion Provençale de la Société Française de Pédiatrie.

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Dernière mise à jour : 01/03/2010
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