Le mode de fonctionnement pourrait s’ expliqué de la façon suivante :
Réponse immédiate sinon anxiété il y a annulation de l’espace mère –enfant et 1+1=1
Réponse trop tard : l’enfant se construit de façon 1 + 1 = 1 car l’autre, la mère, est égal à 0, trop lente à la réponse l’anxiété émerge ainsi que les fréquentes angoisses d’abandon et dès que possible une recherche de plaisir immédiat.
Le corollaire pour ces deux modèles est une pathologie du narcissisme et donc un trouble de l’estime de soi avec tendance à utiliser le corps et les sensations en court-circuit de la pensée.
La vie ne fait pas elle non plus de cadeaux et scande ces relations précoces de ses avatars : séparation parentale, déménagements multiples, éclatement des modèles familiaux, dépression parentale … tant de raisons pour fragiliser les repères et permettre à chacun de rechercher ailleurs un plaisir, un repère facile.
PROBLEMES SOCIO-EDUCATIFS
Dois-je rappeler que précédemment, il y a fort, fort longtemps, pour manger il fallait « aller » à la chasse ou la cueillette pour satisfaire le besoin de la faim. L’évolution socio-économique nous met dans une société de facilité et d’abondance. Seule alors apparaît comme difficulté dans le choix « le goût » et apparaissent des confusions entre le besoin et l’appétit avec un risque de glissement vers le plaisir immédiat.
A travers ce bref modèle, on voit pointer deux éléments permanents qui induisent un trouble du comportement :
- La diminution des déplacements et activités physiques
- Le plaisir qui favorise la répétition du plaisir sucré ou salé sans recherche de satiété et de diversification alimentaire qui demande un effort en risquant un apport calorique majoré. Mais le plaisir fait lien affectif car il est repère stable.
Ce mode de fonctionnement plaisir intervient aussi dans les jeux. En effet, le mode de vie en milieu urbain en appartement oblige à une modification des jeux et activités ludiques, faire un foot, une cabane, une partie de pêche sont illusoires.
La place est faite à un gavage TV et à un gavage Vidéo et parfois un gavage intellectuel .
Avec une dépendance créée par les médias : à 2 heures de TV = 20 minutes de pub centrée sur allaitement.
Les 2 sont des abus alimentation et TV sont possiblement liés car ils suppléent au manque notamment relationnel et de repère temps/espace (TV 24 h/24 h – Actuellement frigo plein.)
Seules sont références et limites celles posées par les parents, les éducateurs « la loi ».
Mais beaucoup de parents sont pressés, réfléchissent pour comprendre leur enfants au détriment des repères et limites.
Dans ces conditions émerge l’adolescence :
N’oublions pas la vieille image du négatif photo comme illustration de la crise d’adolescence.
D’un mauvais négatif on ne peut faire une bonne photo
D’un bon négatif tout est possible du bon comme du mauvais.
L’adolescence dans ce qu’elle remet en question les repères corporels, socio-éducatifs, psychologiques et familiaux a tout pour permettre l’apparition ou le renforcement d’un trouble du comportement alimentaire obésité.
Le corps se transforme à l’adolescence et fait défaut dans les repères parfois il déçoit d’où la fréquente émergence de l’auto agressivité. Fréquemment l’adolescent se sent laid et s’enlaidit. Le jeune en surpoids a à son service l’alimentation comme outil d’agressivité.
Le corps affectif est alors l’expression de la fragilité narcissique et des émergences oedipiennes.
De même l’alimentation aberrante est un mode opposition individuation du modèle parental.
Repas debout hors famille.
Modèle Alimentaire ado : fast food et alimentation régressive fréquent et en petite quantité.
Le trouble alimentaire antérieur s’exacerbe alors dans l’éventuel conflits pouvant aller jusqu’aux vols intra ou extra familiaux.
Dans les relations aux parents, le corps protège des fantasmes incestueux, avec dans un premier temps une anticipation de la féminité, phénomène qui par la suite s’inverse de par le modèle social actuel de la femme.
Qui n’a pas entendu en lutte contre les limites : je m’arrête quand je veux, je maîtrise, je ne suis pas dépendant de mon corps. et ce corps loin de l’idéal imaginaire remet en question les distances avec les parents.
Corps en danger ? et les parents se rapprochent de l’adolescent au détriment du groupe (contraire du processus adolescent normal). Mais alors on se raccroche au groupe par d’autres comportements d’adolescents (délictueux et addictifs) ou par intellectualisation ou pathologies dépressives.
Le corps à l’adolescence est aussi objet social de la mode, on le masque, on le bisexualise ou on l’expose, le jeune en mal être par lutte contre l’estime de soi ignore ou surinvestit son corps social.
La bonne santé est une réalité somatique mais elle est aussi une réalité individuelle, intra familiale, intellectuelle et sociale.
Le surpoids n’est pas une fatalité relationnelle, sournois, il fait lit dans l’entre deux mère enfant et éclos dans la fragilité de l’enfant fréquemment dans des relation où le non n’a pas était possible, le non étant aussi la protection, l’individuation et le respect de chacun.
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